Refonder le bac ensemble

Dans un paysage de réformes le Pôle lycée du département Éducation du Sgec a croisé son expertise avec celle d'autres acteurs de l’enseignement catholique pour proposer dans un document synthétique, des pistes et perspectives pour avancer, dans une forme d’autonomie concertée, sur la mise en place et le pilotage de la réforme du Baccalauréat.

 

La réforme du baccalauréat n’est pas anodine, pas plus que ne l’est celle de la voie professionnelle de l’apprentissage… d’autant plus que le paysage post-bac se réorganise également: la dimension systémique de toutes ses réformes invite à se concerter et à croiser les expertises.

C’est ce que le Pôle lycée du département Éducation du Sgec, animé par Benoit Skouratko, a souhaité faire en partageant son travail avec celui des organisations professionnelles de l’enseignement catholique, de l’Apel nationale, de Formiris, afin d’établir un état des lieux, de lister les problématiques soulevées par ce nouvel horizon, d’inventorier les questions, les doutes et de proposer des pistes, des stratégies pour avancer avec les données dont nous disposons.

Amorce à la réflexion, ce document entend aider à piloter de façon concertée la mise en place de ces réformes. Il ne vise aucune exhaustivité. Il repose sur le choix de privilégier deux axes qui nous paraissent propices à l’expression du projet spécifique que portent les établissements catholiques :

  • L’accompagnement personnalisé pour remédier aux besoins particuliers diagnostiqués lors des évaluations. La communication du Ministre dit bien que l’AP doit être dévolue à l’expression écrite et orale.
  • Les 54 heures pour l’accompagnement à l’orientation. 
À partir de l’état des lieux que nous avons pu faire, ce document propose aux directions diocésaines, aux chefs d’établissement et aux acteurs de la formation, des stratégies, des éléments de réponses et des ressources. Ceci dans le souci de favoriser un travail en réseau et en concertation et en prenant en compte les besoins de tous et de chacun.

« Dans l’éducation, il y a un équilibre à maintenir [...] un pas ferme sur la surface de sécurité, mais l’autre en allant dans la zone à risque.
Et lorsque ce risque devient sécurité, l’autre pas cherche une autre zone à risque. On ne peut éduquer seulement dans la surface de sécurité : non. Cela empêche les personnes de grandir. Mais on ne peut pas non plus éduquer seulement dans la zone à risque : cela est trop dangereux. Il faut cet équilibre des pas, rappelez-vous le bien ».

Pape François

Rencontre avec la Compagnie de Jésus
en Italie et en Albanie -
7 juin 2013

Ce document propose donc des voies d’exploration en directions diocésaines, en établissements comme pour la formation afin d’inventer des possibles et de piloter une réforme permettant de déployer « une plus grande place faite aux initiatives locales et à ce que l’on pourrait appeler « l’autonomie concertée » ou encore « l’autonomie régulée ».

Il entend ainsi donner  les moyens de travailler en prenant en compte les questions, les doutes de tous les acteurs de la « communauté éducative » et de faire « alliance éducative ». Ceci pour dispenser, comme y appelle le pape François dans Laudato Si, « une éducation scolaire [qui] sème des graines [pouvant] produire des effets tout au long d’une vie ».

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