Stop à l’APB Bashing!

Le processus d’affectation post-bac (APB) est source de nombreuses inquiétudes cette année, de nombreux élèves de terminale n’ayant pas été sélectionnés dans la filière qu’ils désiraient et beaucoup se retrouvant sans affectation.
Pour Jean-Marc Petit, délégué général de RenaSup et chargé des questions d’orientation pour l’enseignement catholique, cette situation relève plus d’un problème de capacité d’accueil des université que d’un dysfonctionnement du système d’affectation post-bac (APB)

 

Jean-Marc Petit, délégué général de RenaSup et chargé des questions d’orientation au Sgec , au micro de Stéphanie Gallet

 

« Aujourd’hui, il y a beaucoup plus de candidats que de place dans des filières universitaires trop demandées telles que le droit, la médecine, la psychologie, Staps qui prépare à devenir éducateur sportif.

Or, le code de l’éducation ne permet pas aux universités de sélectionner sur dossier, contrairement aux classe prépa, BTS ou d’autres écoles. Il y a donc une situation de trop plein de demandes sans possibilité de sélection. Il ne reste donc que le recours au tirage au sort qui est très mal vécu car les élèves peuvent avoir bien travaillé, un bon niveau, de bonnes chances de réussite et ne pas être retenu…

Avant d’être un dysfonctionnement lié à APB, cette situation est d’abord causée par les modalités d’accès aux universités, à repenser.

Au delà du système universitaire qui est à interroger, cela pose aussi la question de l’accompagnement à l’orientation en amont. Il faut que les jeunes soient beaucoup mieux informés sur ce qui existe car, à l’heure actuelle, les demandes se concentrent trop sur des formations très standards alors qu’il existe beaucoup d’alternatives méconnues.

Il faut aussi que les jeunes soient mieux avertis des réalités qu’ils vont vraiment vivre dans le supérieur avec une meilleure connaissance des chances d’insertion professionnelles offertes par les filières qu’ils choisissent, un aspect sur lequel ils restent relativement mal informés aujourd’hui. Cela doit progresser pour que les jeunes aient des choix moins concentrés et plus porteurs pour eux… mais cela demande un gros effort en amont.»

 

Pour les élèves de terminales inquiets, Jean-Marc Petit se veut rassurant : le dispositif APB n’est pas clôt et d’autres propositions devraient leur être faite dans les semaines à venir.

Partagez cet article