L’apprentissage : une carte à jouer pour les lycées pros

Développer l’apprentissage dans l’Éducation nationale, c’est le titre du Vade-mecum que le ministère de l’Éducation nationale a mis en ligne le 4 juillet à l’attention des lycées professionnels. Il explique comment mettre en œuvre l’une des ambitions portése par la réforme de la voie pro : celle de renforcer la complémentarité entre voie scolaire et apprentissage.

Mixité des parcours et des publics, différenciation pédagogique et pédagogie de l’alternance … sur 30 pages, le vademecum de l’Éducation nationale sur le développement de l’apprentissage détaille les manières d’atteindre cet objectif. Il précise qu’il implique aussi « une modularité accrue » et « une certaine flexibilité des services.

En complément de ce vademecum, la publication d’une foire aux questions destinée à outiller les chefs d’établissement désirant mettre en place des actions de formation par apprentissage dans les lycées a été annoncée. Elle devrait préciser notamment les conditions dans lesquelles il est possible d’organiser des séances en mixité de public (en voie scolaire et en apprentissage), dans les établissements privés sous contrat.

L’adossement des deux modalités de formation permet en effet de pallier les ruptures de contrat, de maintenir les formations à faibles effectifs et d’obtenir des financements supplémentaires liés à la taxe d’apprentissage. « Il y a là une réelle opportunité de dynamiser nos lycées pros, confirme Jean-Marc Petit, délégué général de RenaSup qui considère que la mixité des publics, lorsqu’elle est pensée avec toutes les précautions requises, peut offrir une source d’innovation pédagogique qui profite à l’ensemble des apprenants ».

C’est pourquoi RenaSup encourage les lycées pros à développer l’apprentissage en profitant de l’assouplissement des règles d’ouverture des formations en apprentissage depuis la loi « Avenir professionnel » de septembre 2018. « Désormais, c’est la logique « un jeune- un contrat- un organisme de formation répondant aux critères qualités= un financement » qui prévaut. C’est donc la certification qualité qui constitue l’élément clef pour nos structures. D’autant qu’elle permet à la fois de mettre en œuvre de l’apprentissage mais aussi de la formation continue -comme de la Validation des acquis de l’expérience- et d’accéder aux fonds mutualisés de ce secteur », complète Jean-Marc Petit.

Il convient donc pour les structures de l’Enseignement catholiques de s’engager sans tarder dans le nouveau processus de certification, obligatoire à l’échéance du 31 décembre 2020 avec un moratoire supplémentaire d’un an pour les lycées et les CFA préexistants.

Sur le site du ministère du Travail, un document expose ces procédures de certifications. RenaSup et le Cneap sont d’ores et déjà en discussion avec des certificateurs pour obtenir des conditions privilégiées, en termes de tarifs mais aussi de place dans les files d’attente, au regard d’un afflux prévisible de demandes. C’est pourquoi une enquête d’intention a été envoyé par RenaSup au réseau de ces établissements.

 

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