L'école catholique, en dialogue avec les élus - Enseignement Catholique

L’école catholique, en dialogue avec les élus

Chaque midi, sur le stand de l’enseignement catholique au Salon des maires, ses acteurs ont partagé un moment de dialogue avec des représentants du monde politique.
Entre autres intervenants, Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’Intérieur, Alice Le Moal, conseillère départementale des Hauts de Seine et enfin, le dernier jour du salon, le sénateur Jean-Claude Carle, ont évoqué la contribution de l'enseignement catholique au service public.

 

Échanges au Salon des maires, le 23 novembre 2017, entre le sénateur de la Haute Savoie, Jean-Claude Carle (au micro), entouré de Bernard Marboeuf, maire de Lécousse (35) et Yann Diraison, adjoint au secrétaire général de l’Enseignement catholique (à dr), avec Denis Peiron de La Croix (à g.)

Les moyens d'enseignement et le financement public des établissements sous contrat ont été largement débattus, au cours du dernier mini-forum organisé par l'enseignement catholique au Salon des maires, qui s'est achevé ce jeudi 23 novembre.

 

Le dernier mini forum qui s’est tenu le 23 novembre, autour des problématiques des moyens d’enseignement et du financement public des écoles sous contrat aura été l’occasion de nombreux échanges entre le sénateur de la Haute Savoie, Jean-Claude Carle, également vice -président de la commission culture, éducation du Sénat, Bernard Marboeuf, maire de Lécousse (35), conseiller régional et Yann Diraison, adjoint au secrétaire général de l’Enseignement catholique.

Bernard Marboeuf a rappelé que, dans un grand nombre de communes, au sein de la communauté d’agglomération qu’il préside, les écoles catholiques sont les seules écoles, à charge pour elles d’être intelligentes dans l’exercice de leur caractère propre, « ce qu’elles font très bien en accord avec les familles ». Il a tenu à insister sur l’importance pour l’Enseignement catholique d’un rapport étroit avec les collectivités territoriales et sur le rôle des intercommunalités, « phénomène majeur des années à venir. Le regroupement des communes permet d’aller au cœur des missions essentielles, notamment éducatives». Il a appelé l’Enseignement catholique à écouter les évolutions des territoires d’ aujourd’hui. Le maire de Lécousse a ainsi avancé l’idée d’une réforme de l’Enseignement catholique pour « adosser les écoles aux collèges afin que sur les territoires, le maillage soit complet et financièrement assuré ».

De son côté, Jean-Claude Carle a confirmé qu’il était « viscéralement attaché à cette liberté constitutionnelle qu’est le libre choix de l’école par les parents. Abordant la question du 80/20 qui « n’est pas un critère mathématique –quand l’un augmente, l’autre baisse-, il a prôné le dialogue et la sérénité avec les partenaires pour « faire avancer les choses », tandis que Yann Diraison rappelait que la question aujourd’hui était bien celle du montant du forfait par élève mais aussi des aides aux familles, notamment la restauration et le péri scolaire. Depuis 2009, l’Enseignement catholique enregistre une hausse de 93.000 élèves tout en perdant sur la même période 800 emplois. « L’équation est difficile. Il ne faut pas désertifier le secteur rural et en même temps accueillir tous ceux qui frappent à la porte dans les villes ». Pour le sénateur de Haute Savoie, ce n’est pas par l’inflation budgétaire qu’on règlera le problème. «Il faut travailler la complémentarité et s’appuyer sur l’intelligence des territoires, se mettre en réseaux, raisonner par bassins d’emplois et de formation et mettre les établissements en réseaux ».

Alice le Moal conseillère départementale des Hauts-de-Seine et Philippe Poussin, secrétaire général du Cneap, le 22 novembre au Salon des maires avec Denis Peiron de La Croix.

Après un débat sur la contribution de l’Enseignement catholique au service public de l’Education, Dialogue avec, animé par Denis Peiron de La Croix, a accueilli mercredi 22 novembre sur le stand de l’Enseignement catholique Alice le Moal, conseillère départementale des Hauts-de-Seine et Philippe Poussin, secrétaire général du Cneap. Au menu de cette 2ème édition, vitalité et attractivité des territoires.

 

Également conseillère municipale déléguée de Clichy-la Garenne, Alice le Moal a indiqué que l’attractivité de sa commune allait aujourd’hui de pair avec la création sur sa commune d’une école catholique, du CP à la 3ème, sur un territoire qui ne compte que des établissements publics. Un ensemble de 780 élèves verra le jour à la rentrée 2020. L’élue a rappelé le partenariat étroit qui a été noué avec le diocèse, le seul objectif résidant dans le fait que chacun puisse accompagner au mieux « l’insertion de ce projet dans notre territoire » afin qu’il devienne un pôle de rayonnement à destination des nouvelles familles « dont la demande était forte».

Deux désirs, deux volontés, celui de la commune et celui de l’Enseignement catholique pour proposer aux familles de rester sur le territoire et en attirer aussi de nouvelles. « On a fait confiance au diocèse pour le projet éducatif », a rappelé Alice le Moal, indiquant partager la vigilance du diocèse pour que « cette école soit le reflet de la population mixte de la ville ». « Ce nouvel établissement s’inscrit dans le plan Réussites pour tous. »

Exigence forte dans le projet pédagogique mais aussi en même temps accueil de tous, deux ingrédients synonymes de valeur ajoutée du futur établissement catholique à Clichy-la-Garenne.

De son côté, Philippe Poussin a démontré toute la richesse de l’Enseignement catholique agricole et son rôle majeur dans l’animation des territoires. Avec Alice le Moal, ils ont évoqué ensemble la complémentarité à atteindre des territoires ruraux avec les territoires urbains.

 

Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’Intérieur, échange avec Jean-Luc Davy, président de l’AMF 49 et Pascal Balmand, secrétaire général de l'enseignement catholique, au cours d'un débat animé par Denis Peiron du journal La Croix.

Le 21 novembre 2017, jour d'ouverture du salon des maires, Dialogue avec, animé par Denis Peiron de La Croix, a accueilli Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’Intérieur et figure de l’association des maires de France (AMF) ainsi que Jean-Luc Davy, président de l’AMF 49 pour évoquer « la complémentarité» entre enseignement catholique et enseignement public.

 

« Les anciennes luttes fratricides sont bien dépassées. L’école catholique participe au développement des territoires au même titre que l’enseignement public dans un rapport de complémentarité que le ministre de l’Éducation a d’ailleurs rappelé dès sa prise de poste. » C’est l’affirmation lancée hier par Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’Intérieur et figure de l’association des maires de France lors du temps de « Dialogues avec » des personnalités politiques, organisé chaque midi sur le stand que tient l’enseignement catholique au Salon des maires.
Interrogée sur le nom respect par certaines collectivités de leurs obligations en matière financières vis à vis de l’enseignement catholique (forfaits communaux), Jacqueline Gourault en a appelé au « respect de la loi qui garantit la liberté d’enseignement », a invité « les acteurs de l’enseignement catholique à faire preuve de pédagogie » tout en soulignant que servir le bien commun impliquait d’« éviter toute posture idéologique ».

Pascal Balmand, secrétaire général de l’enseignement catholique, a confirmé que « l’étendue du besoin scolaire permet de fonctionner en bonne intelligence », notant que ceux qui essaient de rallumer la guerre scolaire n’appartiennent généralement pas au monde de l’éducation.

Jean-Luc Davy, président de l’AMF 49 et maire de Daumeray a donné comme exemple de partenariat réussi le sauvetage immobilier commun des deux écoles, l’une catholique, l’autre publique, de sa commune en 2005. Devenues voisines, elles forment un pôle éducatif, dynamisé par l’existence d’une troisième structure polyvalente se partageant entre un relais pour les assistantes maternelles et un lieu de formations en informatique : « Non seulement l’école catholique nous coûte moins cher puisque nous ne participons qu’à ses frais de fonctionnement mais les équipes enseignantes s’enrichissent de leurs échanges et le dynamisme des parents d’élèves est source d’animation pour le territoire », a salué l’élu. Celui-ci, a obtenu que toutes les municipalités du Maine-et-Loire –sauf trois exceptions- valident le contrat d’association, gage de pérennité pour le partenariat école- commune.

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