Une surmotivation de paix - Enseignement Catholique

Une surmotivation de paix

Dans la foulée des attentats de janvier 2015 à Charlie Hebdo, le Sgec a inauguré une Journée dédiée à l’éducation à la paix et à la fraternité dans l’Enseignement catholique. Elle a été reconduite en 2016 sur fond d’une actualité toujours douloureuse.

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Mgr Marc Stenger, évêque de Troyes et président de Pax Christi, en appelle à la « surmotivation » de l’École catholique face au défi de l’éducation à la paix et à la fraternité. C’est le message qu’il a adressé à une soixantaine d’éducateurs aux responsabilités variées, réunis au Sgec le 11 mai dernier, lors de la deuxième journée nationale consacrée à cette thématique : «Tout comme l’Église se doit d’être signe et instrument d’entente entre les hommes (…), l’École catholique a vocation à construire une pédagogie de la relation », s’appuyant, entre autres, sur une culture de la gestion des conflits, du dialogue et une certaine qualité d’engagement dans la communauté humaine.

Vidéo : Mgr Stenger, évêque de Troyes et président de Pax Christi

Sur fond d’une actualité douloureuse, pleine de crispations mais aussi d’attentes et d’élans, cette journée a également apporté de nouveaux éclairages sur la question des migrants et de l’islam radical. Le père Jean Courtaudière, délégué diocésain aux relations avec les musulmans en Seine-Saint-Denis, a par exemple démontré combien la crise traversée par l’islam contribuait aussi à renforcer l’audience de musulmans réformistes tels que l’imam de Bordeaux Tareq Oubrou ainsi que le dialogue interreligieux.

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Interrogée sur la distinction entre migrants, réfugiés, déplacés ou relocalisés, Jaklin Pavilla, responsable de la pastorale des migrants à la Conférence des évêques de France, a préféré parler de « rescapés » suivant l’exemple du pape François et invité à ne pas faire de hiérarchie entre migrants, récents ou anciens, chrétiens ou musulmans…

Le secrétaire général de l’Enseignement catholique, Pascal Balmand, a insisté sur l’importance, pour l’École catholique, d’incarner cette exigence d’éducation à la paix et à la fraternité, notamment en s’interrogeant sur ses pratiques éducatives et pédagogiques.

Ce thème a été repris en conclusion par Claude Berruer, son adjoint, qui a désigné « une transmission culturelle non ethnocentrée » et les pédagogies coopératives comme leviers possibles pour une École plus fraternelle.

Un concours pour la paix dans le monde… et entre nous

 

« Faites la paix et pas la guerre ». C’est le message que portait le ballon qui a atterri dans un jardin de Belgique, le 22 mars 2016, jour des attentats de Bruxelles. À l’origine de ce signe d’espérance fortuit, un lâcher de ballons effectué quelques jours plus tôt au collège Notre-Dame de Charleville-Mézières, dans le cadre du concours « Et toi, que feras-tu pour la paix dans notre monde ? » organisé par les éditions Paroles de sagesse, en partenariat avec l’Enseignement catholique. Galeries d’affiches, clips vidéo, poèmes, prières, flash mob et autres initiatives fédératrices… Quelque 700 établissements sont entrés dans la dynamique et dix réalisations ont été primées, le 11 mai dernier (photo2).

Forte de ce succès, la maison d’édition prolonge l’opération par une initiative de prévention du harcèlement. Le concours 2017 propose, en effet, d’inventer des solutions pour que tout le monde soit respecté et inclus dans les classes. Pour accompagner cette recherche collective, Paroles de sagesse met à disposition en ligne un kit d’affiches et six propositions d’ateliers de vie de classe. Un parcours pour libérer la parole et transformer ensemble les attitudes.

 

Concours 2017

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