Un séjour multiculturel trop court... - Enseignement Catholique

Un séjour multiculturel trop court…

Les relations avec des habitants de ce pays appelé « Terre Sainte », établies par deux enseignants du Loquidy-Saint Joseph La Salle de Nantes, ont permis à 8 élèves (en classe de 2nde) de porter une mission un peu spéciale : établir un partenariat lors d’un voyage à Jérusalem du 8 au 15 mai 2019. Ce projet est soutenu dès le début par le directeur du Loquidy, M.Rousset, par le Secrétariat Général de l’Enseignement Catholique qui a, par ailleurs, attribué au projet un trophée Inisia en 2018 et par le Réseau Lasallien.

Alexandre, Maylis, Clément, Claire, Malo, Héloïse, Corentin, et Evaëlle sont désormais les ambassadeurs et les acteurs, d’un partenariat noué entre leur établissement nantais Loquidy-Saint Joseph La Salle et des écoles de Terre sainte.

Deux de leurs enseignants, avaient déjà noué des liens privilégiés sur place, par le biais du Réseau Barnabé (lire-ci-contre) pour Jean-Noël Garreau, et d’une expérience de volontariat de 2 ans avec la DCC pour Béatrice Milcamps. Ils les ont embarqués dans une aventure solidaire qui a pris la forme d’un séjour

réalisé l’an dernier : Découvrez ici leur récit de voyage.

 

Mercredi 8 mai 2019, 12h : après le décollage de l’avion, nous sommes pris dans les secousses, à Nantes le ciel est gris et orageux. Même jour, 20h30, nous arrivons à Jérusalem dans une ambiance de fête : Israël célèbre son indépendance, les gens sont maquillés en bleu et en blanc, la rue est bloquée aux voitures et au tramway, les vendeurs de falafels et de Barbes à papa les remplacent, il y a de la musique et des jeunes qui dansent dans la rue. Nous descendons à pied la rue de Jaffa, passant de la ville moderne à la vieille ville, pour entrer en douceur dans cet autre univers.

Notre dépaysement est d’abord visuel. Au début de notre séjour, c’est le Saint Sépulcre que nous visitons, que nous connaissons tous plus ou moins, au moins de nom. Longue histoire de ce tombeau qui fait mémoire de la mort et de la Résurrection du Christ.

Et là, premier choc : « c’est petit », remarque Alexandre, et de fait toute la vieille ville est petite – les élèves s’en rendent compte, après quelques jours -, le pays est petit ! « Nous avons eu le privilège de visiter le Saint Sépulcre en compagnie de la spécialiste mondiale de ce lieu religieux mythique : Marie-Armelle Beaulieu (rédactrice en chef de Terre Sainte Magazine). Elle a su rendre la visite attrayante et intéressante » témoignent Maylis et Evaëlle.

Le dernier jour, c’est le Mur des lamentations et l’esplanade des Mosquées que nous découvrons : deux ambiances si différentes, et pourtant côte à côte...Voilà une première impression du groupe : dans un espace limité, des univers très différents se côtoient.

La rencontre avec la différence culturelle, c’est aussi dans les écoles visitées que nous la vivons.  « Nous avons chaleureusement été accueillis par les élèves de l’école des Frères à Jérusalem ainsi que par l’administration et le directeur de l’école, monsieur Saliba Kuttab.

Nous avons eu la chance d’assister à la préparation de la fête du tricentenaire de la mort de Saint Jean Baptiste de La Salle : quand nous sommes entrés dans l’école, les enfants ont fait une chorégraphie dans la cour pour former le nombre 300 » ; déclarent Maylis et Evaëlle. L’importance donnée là-bas à cette fête surprend le groupe de jeunes lassaliens français. « Nous sommes très fiers d’être lassaliens », s’enthousiasme Maher Matar, professeur de français à l’école des Frères de Bethléem.

Cela marque nos élèves qui reviennent avec le désir de rendre cette appartenance plus visible. En assistant à quelques cours – anglais, ou arabe par exemple, les nantais sont sensibles aussi à la relation entre les élèves et les professeurs, qu’ils trouvent « plus proches ».

Enfin, c’est aussi grâce aux personnes rencontrées que nous avons voyagé dans un ailleurs étranger. A Bethléem, nous sommes restés deux jours, et les 8 Français ont passé une nuit dans la famille de certains élèves de l’école.

« J’ai trouvé cette expérience magnifique ! La famille était géniale ! Nous avons été accueillis par la famille entière : les oncles, les tantes, les grands-parents, les cousines et les cousins, avec lesquels nous avons pu échanger sur la vie quotidienne, la cuisine et le conflit actuel. Mais aussi danser sur des musiques bretonnes, et bien-entendu palestiniennes ! » affirme avec nostalgie Corentin.

« Nous avons reçu des élèves palestiniens l’année dernière, nous avions déjà pu observer ces confrontations entre ces sociétés occidentales et orientales. Toutes les rencontres que nous avons eues la chance de faire nous ont permis (et plus particulièrement les élèves) d’appréhender la diversité culturelle et la laïcité. L’école n’a pas comme seul but de former à un diplôme mais aussi de faire des rencontres et de développer sa curiosité, pour diminuer l’ignorance, et pas seulement dans le domaine des connaissances » confie Béatrice Milcamps.

Ce voyage a permis aussi de tisser des liens avec les représentants de la synagogue nantaise et du Centre culturel de la mosquée Assalam à Malakoff, d’une part, et d’autre part avec les personnes rencontrées à Jérusalem : le rabbin Alain Michel, et les familles palestiniennes, entre autre.

 

En une semaine, l’intensité de ce que nous vivons ne laisse personne indifférent. « Je suis plus tolérante, plus respectueuse » nous partage Evaëlle, quelques semaines après son retour. « La personnalité de chacun va rester marquée par cette expérience », affirme l’un des parents. « Il y a eu un « avant Jérusalem », avec les préparatifs, l’enthousiasme du départ ; et il y a un « après Jérusalem », où nous retrouvons les jeunes transformés par ce voyage et ces rencontres », conclut Jean-Noël Garreau.

Le Réseau Barnabé et ses camps d’été

 

 

Dépendant du diocèse de Paris, ce Réseau a pour objectif de mettre en relation des établissements privés français et des écoles chrétiennes de Terre Sainte. « La mission des établissements catholiques français réunis en « Réseau Barnabé » est exclusivement une mission éducative, spécialement d’éducation à la Paix ».

Le soutien apporté par le réseau à l’apprentissage du français dans les écoles chrétiennes de Terre sainte fait l’objet d’un partenariat avec le Consulat général de France à Jérusalem et prend de multiples formes : jumelage d’établissement, formation d’enseignants et camp de vacances animé par de jeunes Français.

Le réseau recrute actuellement ses animateurs pour l’été 2020 : Organisé dans des écoles de Bethléem, Jérusalem, Ramallah et de petits villages, ces camps sont sources de rencontres et d’échanges riches et joyeux. Ils permettent aux enfants de découvrir la culture française en s’amusant. Avis aux étudiants et jeunes professionnels de l’Enseignement catholique désireux de vivre une aventure humaine et interculturelle forte !

Plus d’infos sur le site du Réseau Barnabé

 

Les Trophées Inisia

Ces Trophées du réseau IniSia du Secrétariat général de l’Enseignement catholique, ont vocation à valoriser des projets de solidarité internationale dans les établissements scolaires.Plus d’infos sur les trophées Inisia

 

La Délégation Catholique pour la Coopération

La DCC est le service du volontariat international de l’Église en France. Chaque année depuis plus de 50 ans, elle accompagne 500 volontaires dans 50 pays, pour des missions de 3 mois à 2 ans (voire plus), dans tous les métiers.

Plus d’infos sur la DCC

 

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