Un statut unique pour les chefs d’établissement de l’enseignement catholique

Yann Diraison, adjoint au secrétaire général de l’Enseignement catholique, explique les enjeux liés au nouveau statut, commun aux chefs d’établissement catholique du 1er et du 2d degrés, adopté le 24 mars 2017 par le Comité national de l’enseignement catholique (Cnec). Il permet en effet d'unifier la formation et, au terme d'un processus progressif, la rémunération de tous les chefs d'établissement afin de reconnaître l'unicité de leur mission, telle que présentée dans le Statut de 2010.

Yann Diraison au micro de Stéphanie Gallet de RCF:
« Un chef d’établissement incarne son établissement, le pilote vraiment, reçoit mission de le conduire sur une voie d’excellence et d’amélioration. Il y a une forme d’accrochage entre un établissement de l’Enseignement catholique et un chef d’établissement qui a reçu mission de son évêque de le diriger. La mission qui est donnée n’est pas une mission d’empereur tout puissant mais une mission de faire vivre la communauté éducative donc c’est la garantie d’une communauté et d’une équipe qui sont pilotées et d’une autorité qui est reconnue par tout le monde et qui n’est pas contestée, sauf lorsqu’elle dysfonctionne bien évidemment. Mais l’autorité de nos chefs d’établissement est en fait très peu contestée »

« Nous avions depuis 1992 deux statuts de chef d’établissement, l’un pour le premier degré et l’un pour le second degré. Un processus continu depuis 1992 nous a amené à l’étape un peu décisive qui a été franchie le 24 avril dernier puis que le conseil national de l’EC a adopté un statut unique du chef d’établissement. Unique donc premier et second degrés confondus. Ce statut a pour conséquence majeure d’unifier la formation, on formera nos chefs d’établissements en même temps, dans un même processus et avec les mêmes actions de formation premier et second degrés. Le statut a aussi pour effet, sur un processus un peu plus long de 5-6 ans de montée en charge, d’unifier la rémunération. C’est à dire d’élever la rémunération des chefs d’établissement du premier degré pour l’aligner progressivement sur celle du second degré, afin de reconnaître aussi, par cette rémunération unique, l’unicité de la mission remplie. »

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