Une formation et un statut unifiés
pour les chefs d’établissement
du 1er et du 2nd degrés

Le Comité national de l’enseignement catholique (Cnec) du 24 mars 2017 a adopté un nouveau statut, commun aux chefs d’établissement catholique du 1er et du 2nd degrés.

C’est un double objectif d’équité et de pragmatisme, accompagné du souci de ne pas fragiliser les petites écoles, qui a guidé l’adoption d’un nouveau statut des chefs d’établissement catholique, par le Comité national de l’enseignement catholique du 24 mars 2017. Commun au 1er et au 2nd degrés, il reconnaît l’unicité de la mission de chef d’établissement, déjà affirmée dans le Statut de l’Enseignement catholique de 2013.

À la différence des directeurs d’école du public, les chefs d’établissements catholiques du premier degré (CE1) bénéficiaient déjà d’un statut spécifique depuis 2001, mais celui-ci comportait de notables différences avec celui de leurs collègues du 2nd degré.

Dès novembre 2016, un premier pas vers le renforcement d’une culture professionnelle commune à tous les chefs d’établissement de l’enseignement catholique a été franchi avec l’adoption par le Cnec d’un texte prévoyant l’unification des parcours de formation. Ainsi, au lieu d’être formés après nomination, les CE1 le seront désormais en amont, à l’instar de leurs homologues du 2nd degré, avec lesquels ils partageront un tronc commun. Cette modification implique que les tutelles étendent leur politique prospective en matière de ressources humaines à la constitution d’un vivier de candidats à la mission de chef d'établissement dans le 1er degré.

Harmonisation

Restait encore à harmoniser l’ensemble des dispositions statutaires qui définissent les responsabilités, les conditions d’exercice, le cursus professionnel et l’assiette de la rémunération des chefs d’établissements des différents degrés.

Le dialogue mené à ce sujet durant plusieurs mois a concilié trois objectifs : l’équité, la pleine reconnaissance des chefs d’établissement du 1er degré, et celui de la préservation des équilibres budgétaires des petites écoles. Le compromis validé par le CNEC consiste donc à mettre en place à compter de septembre 2017 une formule qui rend possible une unification intégrale de la rémunération dans son principe, tout en permettant une modulation de son application en fonction des possibilités économiques des écoles.

Cette approche différenciée s’inscrit dans le cadre d’un processus plus global de réflexion sur l’évolution du modèle économique et du maillage territorial de l’enseignement catholique, le CNEC ayant décidé dans cette perspective une clause de revoyure dans cinq ans.

Yann Diraison, Adjoint au Secrétaire général PÔLE RESSOURCES

Yann Diraison,
secrétaire général adjoint,
en charge du Pôle Ressources humaines,
au micro de RCF

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