AESH et pause méridienne: enfin une solution!

La déclaration de politique générale de Gabriel Attal annonce la fin de plus de trois ans de combat pour obtenir de la continuité de l’accompagnement éducatif au profit des élèves porteurs des handicaps les plus lourds.

Enfin. C’est bien l’Etat qui prendra désormais en charge la rémunération des AESH, ces accompagnants d’élèves en situation de handicap, sur le temps de la pause méridienne. « C’est un enjeu de solidarité, de dignité et de reconnaissance » a martelé le premier ministre Gabriel Attal lors de sa déclaration de politique générale à l’assemblée le 30 janvier dernier.

Le secrétaire général Philippe Delorme a d’ores et déjà signifié son soulagement et sa reconnaissance concernant cette annonce très attendue « qui met fin à la situation délicate dans laquelle se trouvaient nombre d’établissements depuis la décision du Conseil d’Etat du 20 novembre 2020. » Depuis plus de trois ans, cette instance avait en effet imputé le financement des AESH durant la pause de midi aux entités responsables de son organisation, à savoir les collectivités locales pour l’enseignement public et les Ogec pour les établissements privés sous contrat. Cette absence de prise en charge par l'État compromettait la continuité de l’accompagnement d’élèves souvent parmi ceux portant les handicaps les plus lourds.

Pour l’heure, on ne sait pas encore comment sera concrétisée la promesse du Premier ministre, qui requiert une modification législative. Allant dans ce sens, le Sénat a adopté, le 23 janvier dernier, à l’unanimité, la proposition de loi du sénateur Cédric Vial qui prévoit dans son article 2 que les AESH « sont rémunérés par l’État sur le temps scolaire et sur le temps de pause méridienne ». Le surcoût est estimé à 31 millions sur les 4,8 milliards que représentent les AESH. Ce texte n’est pas encore inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale qui pourrait décider de l’inscrire dans un projet de loi et donc un débat parlementaire plus large autour de la mise en œuvre de l’acte 2 de l’école inclusive. D’autant plus que la question d’une modification législative se pose aussi pour la transformation annoncée des PIAL en PAS.

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