Un nouveau président pour le Cneap

Jean Salmon qui succède à François Paliard à la tête du réseau de l’enseignement agricole privé entend faire rimer transmission et transformation.

 

Cneap

C’est un renvoi d’ascenseur. Jean Salmon, qui succède à François Paliard à la présidence du Comité national de l’enseignement agricole privé, affirme devoir son impressionnante trajectoire au sein du syndicalisme agricole au lycée de La Ville Davy à Quessoy (22) qui l’a épanoui. C’est là et au sein du mouvement rural des jeunes chrétiens (MRJC) qu’il a cultivé la fibre « militante et humaniste » qui l’a conduit jusqu’à cumuler les vice-présidences de la FNSEA et de l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture. En pionnier, il y a mené « des combats homériques » pour faire comprendre à ses pairs que les modèles de productions intensifs agricoles devaient corriger d’urgence leur impact environnemental.

Il en retire un respect unanime et la conviction qu’il faut « se méfier des modes pour que les solutions d’aujourd’hui ne soient pas les problèmes de demain ». Un adage qu’il prend soin d’appliquer au Cneap dans lequel sa retraite lui a permis de s’impliquer davantage, comme président du Cneap Bretagne puis des FFNEAP.

A 73 ans, il conçoit sa présidence nationale comme « un mandat de transition », et travaillera à intensifier les relations avec les secteurs professionnels pour mieux préparer les jeunes aux métiers de demain et susciter l’engagement de bénévoles en activité. Il entend aussi se consacrer à resserrer les liens du Cneap avec ses antennes régionales. Dans le souci d’un rapprochement continu avec l’enseignement catholique sous tutelle de l’Education nationale, il encouragera également les établissements à poursuivre leur diversification par des activités de service et le développement de l’apprentissage.

Convaincu que les transformations ne nuisent pas à la transmission, celui qui a le bonheur de voir ses quatre enfants -et 13 petits-enfants- continuer à faire prospérer l’économie bretonne a au contraire pleinement confiance dans la capacité des jeunes générations à réinventer le modèle agricole et sa formation.

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