Mis à jour le : 26 mars 2025 / Publié le : 4 mars 2025
L’Enseignement catholique d’aujourd’hui n’est pas le Bétharram d’hier – La revue de presse
L'onde de choc du scandale des violences physiques et sexuelles perpétrées à Notre-Dame de Bétharram continue à se propager. Jeudi 20 mars, la commission parlementaire diligentée sur les violences en établissement scolaire a auditionné huit collectifs de victimes d'établissements catholiques. Dans une dizaine de départements, d'anciennes situations continuent de remonter.
Dans les médias, Philippe Delorme salue cette libération de la parole, douloureuse mais nécessaire. Il invite l'enseignement catholique à l'accueillir collectivement mais insiste sur le fait que l'Enseignement catholique d'aujourd'hui n'est pas le Bétharram d'hier.
Le ministère de l'Éducation a lancé un plan "Brisons le silence, agissons", en concertation avec le Secrétariat général de l'Enseignement catholique. Ces mesures viendront compléter les dispositifs de vigilance et de protection qu'il met en oeuvre, notamment depuis 2018, et qu'il a encore renforcé suite aux travaux de la commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase).
Comment l'enseignement catholique réagit aux témoignages de violences physiques et sexuelles, qui se multiplient depuis l'affaire Bétharram
Les responsables du secteurassurent que les conditions de scolarisation ont "évolué" depuis l'époque des faits dénoncés.
France Télévisions, le 17/03/2025
Par Mathilde Goupil
« Que l'école catholique ait pu à ce point trahir son projet et la confiance des élèves, c'est affreux et inqualifiable », réagit le secrétaire général de l'enseignement catholique, Philippe Delorme, auprès de franceinfo.
"A mon arrivée, il y a vingt ans, on m'avait parlé de paires de claques et d'une façon de faire qui datait de l'Ancien Régime", se remémore aussi Emmanuel Ortolo, directeur diocésain des Landes et chef d'établissement de Notre-Dame du Sacré-Cœur, à Dax.
"L'enseignement catholique a avancé en même temps que la société, qui a fait beaucoup plus de place à l'enfant ces dernières années", résume Vincent Destais, directeur diocésain des Pyrénées-Atlantiques.
Violences à l'école : la
commission d'enquête
parlementaire débute
ses auditions par les victimes
de Bétharram
Philippe Delorme, secrétaire général de l’enseignement catholique, se dit "très favorable” à cette commission et appelle à “un travail objectif avec en tête uniquement l’intérêt des enfants sans arrières pensées politiques”.
“Nous savons, depuis le rapport Sauvé, que des abus ont eu lieu dans nos établissements. Il faut l’accepter, reconnaître notre responsabilité et prévenir ces situations”, ajoute-t-il.
A écouter sur RCF:
Radio RCF le 20 mars 2025
Baptiste Picot
Borne va-t-elle relancer la guerre scolaire?
À l’heure du « #MeToo scolaire », la ministre de l’Éducation invite fermement l’enseignement catholique à faire remonter les faits de violence. Chose faite, selon les principaux intéressés.
Le Figaro, le 23/03/2025
Par Caroline Beyer
"Élisabeth Borne s’est dite « surprise » d’entendre le secrétaire général de l’enseignement catholique, Philippe Delorme, « dire que toutes les remontées d’information sur les faits de violence étaient faites entre les établissements privés et les équipes académiques »." (...)
« Le temps où l’enseignement catholique, comme d’autres institutions, cherchait à défendre l’institution plutôt que la personne est révolu », avait-il déclaré le 15 mars à Toulouse.
Pour l'enseignement catholique, protéger l'institution plutôt que la personne est "révolu"
« Dans un courrier envoyé fin février à l'ensemble de ce réseau de plus de 30.000 personnes, le président de la FNOGEC, Pierre-Vincent Guéret avait appelé ces structures à "la responsabilité" concernant les violences sur mineurs. Ce message "un peu inhabituel" dans un réseau à la structure plutôt horizontale voulait rappeler que "100% des OGEC (...) doivent participer à la vigilance", a-t-il expliqué samedi à l'AFP: "Il faut garantir aux familles qu'on est suffisamment carrés et sérieux pour écarter tout individu dont nous serions responsables et écarter, y compris de manière conservatoire".
Après Bétharram, l’école privée sous surveillance
La ministre de l’Éducation nationale, Élisabeth Borne, lance un plan contre les violences en milieu scolaire, le jour même où l’ex-institution Notre-Dame de Bétharram est inspectée par le rectorat de Bordeaux.
« Nous n’avons pas attendu Mme Borne pour mettre en place un certain nombre de dispositifs, notamment depuis 2018 », réagit le secrétaire général de l'enseignement catholique, Philippe Delorme qui concède tout de même que si « les remontées se font », ce n’est « pas de manière très systématique ».
Philippe Delorme ne voit « aucun inconvénient » à un renforcement des contrôles des établissements mais se dit « vigilant ». « Si ce sont des contrôles avec une présomption de défiance, cela me gêne. Aujourd’hui, on est dans la suspicion vis-à-vis de nos équipes, et je trouve ça odieux », lance-t-il.
« L’enseignement catholique d’aujourd’hui n’est plus le Bétharram d’hier », insiste le secrétaire général de l’enseignement catholique, assurant ne pas « craindre » cette inspection dans un établissement « qui, aujourd’hui, tourne bien ».
Interrogé sur la multiplication des témoignages de violences passées dans plusieurs établissements catholiques, Philippe Delorme se dit « triste » et « honteux » vis-à-vis des victimes. « C’est terrible de se dire qu’on a pu trahir à ce point le projet de l’enseignement catholique. Ce qui s’est produit à Bétharram a permis à d’autres de libérer la parole, ce que je trouve très bien, affirme-t-il. La vérité ne doit pas nous faire peur. C’est l’occasion de s’assurer que nos établissements sont désormais des maisons sûres. »
RMC INFO
- Le Journal - Élise Denjean – le 17/03/2025
Interview de Philippe Delorme, secrétaire général de l'enseignement catholique.
- Par Apolline de Malherbe - le 17/03/2025
Réaction du secrétaire général de l'Enseignement catholique.
France 5 C à vous
Par Anne-Elisabeth Lemoine - 13/03/2025 19h00
France Info
16/03/2025
Par Camille Revel L le 10h-14h du 16/03/2025
Philippe Delorme rappelle le dépoiement d'un plan de protection des publics fragiles, depuis 2018.
France Inter
Le Journal de 13h du 13/03/2025- Par Eric Delvaux
Interview de Philippe Delorme, secrétaire général de l'Enseignement catholique.
France Culture
Par Julie Pacaud – le 15 mars 2025 à 18h
"Le temps est révolu de protéger l'institution plutôt que la personne." Philippe Delorme
TF1
Journal de 20h du 6/03/2025 - Par Gilles Bouleau
Reportage et interview de Philippe Delorme, secrétaire général - Enseignement catholique.
Prise de parole des directeurs diocésains
Haute-Savoie
France 2
Le Journal du 19/03/2025 par Johanna Ghiglia
ICI TV ALPES
Le Journal de 19h du 18/03/2025
"Ce qui est très important pour nous, c'est de ne pas mettre en doute ce que les victimes nous disent, même si cela date de plusieurs dizaines d'années".
Marc Héritier, directeur diocésain de l'enseignement catholique de Haute-Savoie
Finistère
France Inter
Le Journal de 13H du 10/03/2025- Par Jérôme Cadet
France Info
Le Journal de 17h du 10/03/2025 - Par François Lepage
France Culture
Le Journal de 8h du 17/03/2025 - Par Margot Delpierre
FRANCE CULTURE
le Journal de 18h du 17/03/2025 - Par Aurélie Kieffer
Morbihan
ICI TV BRETAGNE
Par Maelle Kerguenou - Le 15/03/2025 12h00
Pyrénées-Atlantiques
M6
Par Xavier de Moulins, le 13/03/2025 19:45
ICI TV AQUITAINE
ICI 19/20 du 13/03/2025
Interview de Vincent Destais, directeur Enseignement catholique de Bayonne.
France Info
Journal de 12h du 13/03/2025 - Par Gilles Bessec
Interview du directeur diocésain de l'enseignement catholique des Pyrénées-Atlantiques Vincent Destais.
RTL
Le Journal de 12h du 13/03/2025 - Par Eric Brunet
France Inter
Flash de 12h du 13/03/2025 - Par LAETITIA GAYET
Val de Loire
ICI TV CENTRE VAL DE LOIRE
Le Journal de midi du 22/02/2025 - Par Antoine Wernert
"La loi du silence n'a pas lieu d'être dans des situations où des enfants ou des adultes souffrent."
Interview de Jean-Pierre Bonnet, directeur de l'enseignement catholique Berry-Loiret. sur le passage d'un ancien surveillant de Bétharram à Léon XIII à Châteauroux
ICI RADIO ORLÉANS
Journal de 8h du 21/02/2015 - Par Anne Oger
Revue de presse du 27 février au 4 mars 2025
Philippe Delorme a participé le mardi 4 mars à un débat de l’émission Sens public sur la chaîne Public Sénat, dans un contexte de révélations de violences sexuelles et physiques subies par d’anciens élèves de Bétharram et d’autres établissements du Sud-Ouest de la France.
« Que ce temps difficile, où les acteurs de l’Enseignement catholique découvrent avec horreur combien a pu être dévoyé le projet qu’ils servent avec passion, permette aussi de dresser un état des lieux des dispositifs mis en place, pour que cela ne puisse plus jamais se reproduire. » C’est ce qu’a souhaité Philippe Delorme, secrétaire général de L’Enseignement catholique lors d’un débat organisé sur Public Sénat le 4 mars.
Saluant la libération de la parole, l’Enseignement catholique se prépare à accueillir, solidairement, l’expression publique des souffrances de victimes isolées et la mise à jour de situations parfois systémiques. Tout cela doit servir à mieux protéger les enfants et les jeunes et à développer encore la bientraitance éducative dans l’ensemble des établissements du réseau.
Violences dans les écoles catholiques : révélations sur Notre-Dame de Garaison (Hautes-Pyrénées), l'autre Bétharram
La Ciase estimait dans son rapport de 2021 que 30% des abus sexuels sur mineurs ont été commis dans le cadre d'écoles catholiques privées. Un phénomène massif, pour ne pas dire systémique, qu'a pris en charge l'enseignement catholique.
France Culture, 27/02/2025
Anne-Laure Chouin
"L'Enseignement catholique est pleinement engagé depuis 2017 dans la mise en place d'un plan de protection des publics fragiles, avec une attention particulière autour des questions d'abus. Dans chaque diocèse, il y a une cellule d'écoute toujours disponible et ouverte pour que des victimes au sein d'établissements scolaires ou d'institutions ecclésiales puissent venir témoigner."
Philippe Delorme
💬 "Ça fait 4 ans que nous savons que dans des établissements, il y avait eu des abus sexuels. Nous avons connu l'affaire Bétharram l'an dernier."
— Telematin (@telematin) March 5, 2025
Philippe Delorme, secrétaire gén. de l’ens. catholique, a réagit avec "effroi" à la découverte de l'affaire Bétharram. #Telematin pic.twitter.com/afs57UZqWG
" Comment on peut trahir un projet comme le nôtre ? Comment on peut trahir des enfants et des jeunes qui sont là à l'école pour grandir, dans la sérénité, pour se construire, et qu'on a détruit, au lieu d'aider à se construire. C'est terrible. Et donc on ne peut réagir que avec effroi, mais aussi en se projetant et en essayant évidemment d'empêcher que ça se reproduise. ."
Philippe Delorme
Revue de presse de la fin février 2025
Alors que l'établissement Notre-Dame de Bétharram fait l'objet d'un emballement médiatique sans précédent mettant le Premier ministre François Bayrou sur la sellette, Philippe Delorme incrimine la loi du silence qui prévalait à l'époque.
Affaire Bétharram : pour Philippe Delorme, « tout ce qui contribue à lutter contre les violences est une bonne chose »
Philippe Delorme, secrétaire général de l’enseignement catholique, réagit à l’annonce de la création d’une commission d’enquête parlementaire consacrée à la prévention des violences dans les établissements scolaires, suite aux révélations concernant le collège-lycée de Notre-Dame-de-Bétharram.
La Croix, le 20/02/2025
Clémence Houdaille
"Il faut voir maintenant comment nous pouvons améliorer les choses. Nous avons pris cette question à bras-le-corps, il existe des référents dans chaque diocèse. Ceci dit, un regard extérieur peut nous aider."
Philippe Delorme
« François Bayrou a pu ne pas savoir »
Le secrétaire général de l’enseignement catholique affirme avoir ignoré, jusqu’aux premières plaintes, l’an dernier, les soupçons d’agressions sexuelles et de viols visant l’établissement des Pyrénées-Atlantiques.
"Ce que je sais, c’est que, heureusement, les méthodes éducatives ont changé. Des coups de règle sur les doigts, des bonnets d’âne, jusque dans les années 1960, cela ne choquait personne et c’est regrettable. Aujourd’hui, nous avons mis en place des dispositifs garantissant la bientraitance éducative."
Philippe Delorme
Affaire Bétharram: les établissements catholiques davantage contrôlés? "Nous n'avons rien à cacher"
Philippe Delorme, secrétaire général de l’enseignement catholique, assure que les établissements sous son contrôle "n'ont rien à cacher", malgré la polémique des violences sexuelles à Bétharram (Pyrénées-Atlantiques). Selon lui, la "responsabilité" est "collective" et doit émaner de toute la "société".
RMC, le 20/02/2025
Léo Manson
"Est-ce qu'on fait ce qu'il faut ? On y tend. Il ne faut jamais relâcher la vigilance. Ce n'est jamais gagné mais je pense qu'on a progressé dans notre société, la parole des enfants est plus libre"
Philippe Delorme
Bétharram: "toute la société" doit protéger les enfants, affirme l'enseignement catholique
« Dans des lieux où il y a des enfants, il y a des risques, dans le public, dans le privé, dans le sport, chez les scouts, dans tout ce qu'on veut. Donc il ne faut jamais relâcher notre vigilance là-dessus», a encore fait valoir M. Delorme, au lendemain du placement en garde à vue de trois hommes dans l'affaire Bétharram.
Pour l’Enseignement catholique, François Bayrou « a pu ignorer » les violences sexuelles
« Il y a eu une loi du silence », déclare le secrétaire général de l’Enseignement catholique, Philippe Delorme. Il juge plausible la version de François Bayrou, qui continue d’affirmer qu’il n’avait pas été mis au courant de violences sexuelles survenues à Bétharram lorsqu’il occupait les fonctions de ministre de l’Éducation.
"Comment expliquer que l’affaire de l’abbé Pierre ne sorte que maintenant, alors que des dizaines de personnes étaient au courant ? C’est la même logique. Pendant longtemps, il y a eu une loi du silence. (…) L’époque où l’on cherchait à protéger l’institution avant de protéger l’élève doit être définitivement révolue."
Philippe Delorme
Agressions sexuelles à Bétharram : le secrétaire général de l'enseignement catholique assure que l'institution ouvrira ses archives et coopérera avec la justice
Pour ce responsable qui s'exprime pour la première fois sur l'affaire Notre-Dame-de-Bétharram, "il faut tout mettre en œuvre pour libérer la parole".
France Info, le 19/02/2025
France Info
"Il faut tout mettre en œuvre pour libérer la parole. Libérer la parole pour que les jeunes parlent vite, pour qu'ils soient écoutés, qu'ils soient entendus et qu'on puisse agir"
Philippe Delorme
Philippe Delorme, secrétaire général de l'enseignement catholique, est l'invité de RTL Midi
"D'autres Bétharram existent", a assuré Arnaud Gallais, président de l'association Mouv'Enfants, qui lutte contre les violences faites aux mineurs, le 20 février dans RTL Matin. Y a-t-il une omerta dans les établissements catholiques ? Écoutez l'interview de Philippe Delorme, secrétaire général de l'enseignement catholique.
RTL, le 20/02/2025
Eric Brunet & Céline Landreau