Saint-Nicolas voit la vie en vert - Enseignement Catholique

Saint-Nicolas voit la vie en vert

Si la grande marche mondiale pour le climat de ce vendredi 19 mars 2021 a perdu en visibilité pour cause de Covid, la semaine précédente, l’ensemble du lycée parisien Saint-Nicolas a porté haut la cause environnementale à l’occasion de sa semaine développement durable.

Mousseurs de robinets, arrosages automatiques déclenchés par le niveau d’hygrométrie du sol, un système de dépollution des rivières par filtrage respectueux de la faune et de la flore… le 10 mars, 17 classes du lycée Saint-Nicolas à Paris ont rivalité d’originalité pour proposer des dispositifs économisateurs d’eau, dans le cadre des concours développement durable organisés par ce lycée où Ludivine Talon, est spécifiquement chargée de mission sur cette question. Résultat, l’établissement a successivement obtenu les labellisations éco-lycée pour l’alimentation, les déchets et l’énergie avant de relever cette année le challenge de la gestion de l’eau.

Ce temps fort s’inscrit dans un établissement sensibilisé à l’année à ces questions par le biais de son club développement durable, géré par des lycéens encadrés par Ludine Talon. Animé par un noyau dur d’une quarantaine d’élèves autour duquel gravitent au moins le double de sympathisants, ce club décide et organise à l’année des actions variées : clean up dans l’établissement et son environnement, aide au tri au self, récolte de stylos au profit de l'association anrfrance.fr…

Cette année de crise sanitaire a donné lieu à un effort accru de sensibilisation : des affiches mélangeant celles de grandes ONG assorties d’une citation de Gandhi ont été collées et des défis participatifs et quizz express adressés à toute la communauté éducative. Une interview filmée d’acteurs de la Fondation Maud Fontenoy sera bientôt mise en ligne sur le site de l’établissement.

Pour cette quatrième édition des concours développement durable, Ludine Talon salue l’ingéniosité et la mobilisation des élèves, un groupe de seconde ayant par exemple passé 70 heures à programmer une application ludique et interactive capable de calculer la consommation individuelle en eau.

Les jeunes de STI2D, eux, ont concouru dans la catégorie Green School project, où ils devaient imaginer les établissements scolaires de demain, tant au niveau des bâtiments (architecture) que dans la gestion des énergies ou des déchets, sans oublier le bien-être à l’école. Résultat, l’école rêvée comporte des salles de détente et des écuries et atteint l’autonomie énergétique grâce à des éoliennes du 3e type…

Ces présentations ont beaucoup impressionné Ludivine Talon : « Ces projets ont été réalisés à partir d’interviews d’architectes et de spécialistes du développement durable ainsi qu’à partir de sondages réalisés auprès des élèves. Ils ont été présentés, maquette 3 D à l’appui, devant un jury composé d’enseignants de toutes disciplines et de parents d’élèves… Des prestations dont on mesure tout l’intérêt dans la perspective du futur grand oral du bac, par exemple. »

Ces travaux de haute-volée ont été entrecoupés d’intermèdes plus ludiques en forme de quizz à l’attention des collégiens et des élèves d’Ulis en charge du jardin potager de l’établissement. Tout ce petit monde, enthousiasmé à l’idée de participer au tournant écologique de l’établissement devrait, si les conditions sanitaires se permettent, se retrouver aux beaux jours pour une journée banalisée dédiée à la mise en œuvre des projets imaginés par les élèves : pose de mousseurs sur les robinets, coup de main des premières STI2D pour finaliser l’application sur la consommation d’eau et extension du parking à vélo !

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