Pourquoi ce Salon Excellence pro?

CAP, bac pro, BTS, licence, alternance, formations certifiantes ou diplômantes... Les filières professionnelles de l’Enseignement catholique rassemblent près de 300 000 jeunes, de la 3e à bac + 5. Elles disposeront pour la première fois d’un événement national dédié, afin de donner de la visibilité à la filière professionnelle de l’Enseignement catholique, dans une logique de soutien aux acteurs locaux :

le salon Excellence Pro,
qui se tiendra les 12 et 13 mars prochains, à La Villette, à Paris.

Ce Salon s’inscrit dans le cadre des États généraux initiés par le secrétariat général de l’Enseignement catholique qui a mandaté RenaSup, son réseau post-bac de l’Enseignement catholique et le CNEAP, Conseil national de l’Enseignement Agricole Privé), pour les organiser en partenariat avec l’Apel et en collaboration avec l’ensemble du réseau.

Dans un contexte de réforme, il s'agit donc de mettre en valeur le savoir-faire de l'Enseignement catholique, de nourrir une dynamique volontariste, d'étoffer les contacts avec les nouveaux donneurs d’ordre, nouveaux décideurs et nouveaux financeurs.

 

L’Enseignement catholique a toujours voulu s’adresser à tous les jeunes, quels que soient leur forme d’intelligence et leur projet. Il a toujours cherché à promouvoir la reconnaissance de la personne, à travers une offre de formation suffisamment diversifiée pour répondre à tous les profils, en faisant en sorte que chaque voie constitue réellement un chemin d’excellence.

À l’heure où les diverses réformes mises en œuvre par le gouvernement modifient profondément le paysage des formations professionnalisantes, nous devons plus que jamais maintenir résolument ce cap.

Tout l’Enseignement catholique est concerné, parce qu’il en va de la cohérence et de la crédibilité de sa proposition globale. Ensemble, mobilisons-nous pour partager notre valeur ajoutée éducative !

Pascal Balmand, secrétaire général de l’Enseignement catholique

Filières pro: témoignages d'acteurs

 

Directeurs diocésains, enseignants, formateurs élèves et acteurs du monde professionnels… Ils vous partagent ici leur vision des voies professionnelles.

Franck Talleu, directeur diocésain de l’Aisne,
Extrait de l’intervention prononcée aux Etats généraux de la voie professionnelle,
le 14 mars 2019, à Anzin-Saint-Auban.

Le saviez-vous ? Le mot « Métier » vient du latin « ministerium » (service). Tout métier est un ministère, un service.

Le système éducatif français est souvent critiqué pour être très, trop, déconnecté de la réalité du monde du travail. La plupart des grands fondateurs de l’histoire de l’enseignement catholique, eux ne se sont pas trompés, et il faut mesurer combien les noms de Saint Jean-Baptiste de La Salle, de Saint Vincent de Paul, de Don Bosco, de Marcellin Champagnat pour n’en citer qu’un tout petit échantillon, sont associés à l’enseignement professionnel. On colle trop rapidement l’idée de purement intellectuel une grande tutelle comme celle des jésuites en oubliant qu’ils sont les maîtres des arts et métiers !

Et si cette réforme copernicienne de la formation professionnelle,- qui impacte également profondément notre relation à notre propre métier, celui d’enseignant ou d’éducateur-, et si cette réforme était une occasion de redécouvrir que l’école catholique est un lieu d’incubation pour chaque jeune pour faire germer sa vocation à un métier, sa vocation professionnelle, qui sera un aiguillon pour des décennies à venir (on reste 20 ans à l’école, mais plus du double dans le monde professionnel) : cette vie active sera le lieu où il expérimentera chaque jour le sens du service et le sens de sa relation à l’autre qui est le seul chemin authentique de croissance humaine.

Et si dans la deuxième région la plus jeune de France, mais l’une des plus touchée par le chômage des jeunes, notre forte proportion d’enseignement professionnel et d’apprentis (10%, quand la moyenne nationale est à 5 %, 1/3 de lycéens sont professionnels), était un atout majeur pour que cette réforme soit tout compte fait une formidable aubaine, pour les jeunes de notre enseignement catholique ?

Nous sommes assurément armés et calibrés pour affronter cette réforme et relever le défi. Chaque fois que l’enseignement catholique transforme les angoisses du changement et l’anxiété de l’incertitude en une volonté de réussir et un engagement d’Espérance, son enthousiasme et son dynamisme profitent réellement à tous : à toute la nation à l’échelle nationale, à toute la région à l’échelle régionale. C’est donc ce que nous souhaitons à cette toute jeune région des Hauts de France, lui faire profiter de notre enthousiasme et de notre dynamisme.

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