« Moi, je peux », co-constructeur du changement

Les formations à la démarche « Moi, je peux ! » se déploient. Sept stagiaires assistaient à la dernière d’entre elles, les 14 et 15 octobre derniers, à Paris. Animée par Mickaël Gac, chargé de mission au département Éducation du Sgec, et Jérémie Goalès chef d’établissement et mentor de la démarche, cette session avait pour objectif de certifier les participants, en les engageant à devenir des relais auprès de leur réseau.

François HUSSON

 

© F. Husson

Une formation qui ne se voulait pas institutionnelle, mais qui portait sur le ressenti et les sensations, malgré le port du masque. En préliminaire, Jérémie Goalès a proposé aux participants quelques activités « brise-glace », afin que chacun puisse mieux se connaître et que la parole circule de manière constructive et empathique.

Au programme des deux jours : développement de l’écoute active, travail de la posture de facilitateur en atelier à partir des quatre étapes de la démarche : identifier/ressentir un problème ou un besoin, imaginer des solutions, agir et partager.

Des apports théoriques ont aussi rappelé l’historique du mouvement : en 2009, Kiran Bir Sethi, une enseignante indienne crée la démarche Design for Change, qui rend les enfants acteurs des changements dans leur école. Déclinée internationalement l’action est devenue Bâtisseurs de possibles en France et depuis le partenariat signé en juin 2017 entre Design for change et l’OIEC (Office International de l’enseignement catholique), « Moi, je peux ! » est la réponse de l’enseignement catholique, nourrie des apports spirituels de l’encyclique Laudato si’, du pape François.

Les menues différences entre les deux démarches ont interpellé certains stagiaires. « Ce n’est pas une opposition public/privé, a précisé Mickaël Gac. “Moi, je peux !” répond à Laudato si’, là où Bâtisseurs de possibles répond aux ODD. C’est la même démarche et les mêmes outils, la différence se fait sur la demande, qui part du pape François avec une vision humaniste chrétienne et spirituelle. »

 Un partenariat est en cours de signature entre les deux actions, pour mettre en place des outils communs et le Sgec s’est engagé à déployer la démarche dans l’enseignement catholique.

Mickaël Gac a évoqué le premier sommet mondial « Moi, je peux ! » l’année dernière à Rome du 27 au 30 novembre 2019 devant le pape François, où une classe de l’école Sainte Marie de Castries (34) a été invité suite à son projet de réaménagement de la cantine scolaire.

Le deuxième jour a été l’occasion pour chacun, sous la houlette bienveillante de Jérémie Goalès de se mettre dans la peau des acteurs de la démarche, lors d’un atelier in situ ou chacun s’échangeait à tour de rôle les postures de participant, d’observateur ou de facilitateurs, en faisant intervenir le savoir-être (l’empathie) et le savoir-faire (la facilitation).

Côté outils, les animateurs ont signalé qu’une boîte à outils était en cours de création. Trois sphères ont été mises en place sur la plateforme Whaller, dirigée chacune vers les mentors, les facilitateurs, et l’ensemble du réseau

Suite des opérations pour les stagiaires : avant la certification définitive, ils devront remplir un autodiagnostic, signer une charte d’adhésion tout en continuant à distance à apprendre et échanger, par des visioconférences, lectures et retours d’expérience.

L'appel à projet "I can",
ouvert jusqu'au 4 décembre

 

Jusqu’au 4 décembre, chaque établissement peut s’inscrire à l’appel à projet pour mettre en œuvre une action écologique et humaniste, la travailler tout au long de l’année. Entre le 31 mai et le 15 juin 2021, l’équipe des mentors discernera projet le plus pertinent.

Et les formations se poursuivent, avec un rendez-vous en mai prochain pour échanger sur les pratiques, et d’ici-là, des visioconférences et des lectures pour essaimer dans le réseau.

 

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