Le Grand Est sous un jour nouveau - Enseignement Catholique

Le Grand Est sous un jour nouveau

Le 25 février dernier, le Grand Est a réuni, à l’école du Sacré Cœur de Reims, quelques 170 participants venus des quatre coins de la région pour dessiner ensemble les contours de l'Enseignement catholique de demain.

Le tout selon une méthodologie en world café, désormais bien rodée avec une succession rythmée de tables rondes permettant aux divers acteurs de varier les échanges et les réalités locales abordées.

Rendez-vous est donné, le 8 Juin prochain à Reims, pour une nouvelle journée de travail sur les propositions qui pourront être mise en œuvre.

 

Le 25 février dernier, le Grand est a réuni à Reims quelques 150 participants venus des quatre coins de cette région grande comme la Belgique. Autour de leurs neuf directeurs diocésains, ces acteurs de l’enseignement catholique aux profils variés -élèves, chefs d’établissements, formateurs, chargés de mission ou parents d’élèves- ont pu échanger, sur un pied d’égalité avec eux sur les stratégies de développement local à favoriser. L’occasion aussi d’appréhender des réalités très contrastées, sur un territoire aux périphéries dynamiques – contreforts de l’Ile-de-France et frontières allemande- et une zone centrale en déprise démographique.

D’autre part la région compte parmi ses 330 unités pédagogiques, de grands ensembles scolaires comme de petits établissements isolés, ses deux diocèses alsaciens relèvent d’un régime concordataire très spécifique et les tutelles congréganistes sont sur-représentées avec pas moins de six fondateurs nés dans ces territoires.

Une grande diversité qui a stimulé la capacité d’adaptation au service des plus de 100 000 élèves du territoire, dont Franck Talleu, président du Crec -et directeur diocésain de Reims – a souligné dans sa présentation la fibre innovante : « C’est à Metz qu’est née la plateforme d’enseignement à distance Loread qui permet de mutualiser des enseignements optionnels rares, symbole d’une synergie créative forte dont attestent aussi le campus Reims de l’Institut catholique de Paris ou la grande variété de l’offre de formation professionnelle. La scolarisation d’une proportion importante d’élèves reconnus MDPH a par ailleurs favorisé le développement de dispositifs inclusifs, notamment dès la maternelle. Dans de nombreux endroits les services et amplitudes horaires des établissements se sont aussi adaptés à la demande des familles avec un accueil important d’élèves dès 2 ans ou des propositions d’internats dès l’élémentaire… »

La journée d’intelligence collective orchestrée par Codesign-it!, a donc d’abord permis aux participants de prendre la mesure de la richesse et de la diversité de l’enseignement catholique régional. Pour ensuite, au gré des diagnostics partagés et de l’exploration des axes stratégiques structurant les pistes de développement, oser rêver ensemble un avenir commun tenant compte de ces spécificités.

Elèves, enseignants ou chefs d’établissement ont particulièrement apprécié la convivialité de ces échanges et la possibilité offerte d’exposer leurs propres points de vue, les perspectives qui leur tenaient à cœur.

Voici ci-dessous la synthèse des pistes d’actions qui ont été envisagées par les participants pour la région grand Est.

 

330 Unités Pédagogiques / 103 691 élèves

132 primaires ( 31 267 élèves)

94 collèges ( 40 228 élèves)

59 lycées généraux et technologiques ( 18 705 élèves)

45 lycées professionnels ( 9 067 élèves)

900 élèves répartis sur 6 établissements agricoles

Post Bac : ( 3 454 élèves)

l’Apprentissage

+ quelques unités hors contrats

L'Isfec Grand Est, en lien avec Formiris

 

Pour affermir et mieux faire connaître notre projet : 

  • De nombreuses tablées ont exprimé l’attente de pouvoir s’appuyer sur un pôle de compétence national fournissant des outils de communication propres à démonter les clichés qui collent à la peau de l’institution questionnant la visibilité de la chaîne You Tube de l’Enseignement catholique.
  • L’idée de faire de tous les acteurs des communautés éducatives des ambassadeurs de l’Enseignement catholique s’est retrouvée dans de nombreux groupes de travail.
  • La participation des jeunes, soutenue par une semaine de l’engagement proposée dans chaque établissement, par la généralisation d’un tutorat par d’anciens élèves et par le lancement d’un collectif d’élèves à l’échelle diocésaine a été une proposition phare.

Pour développer la liberté et l’excellence pédagogique et éducative pour tous :

  • Rencontres -et concours- pédagogiques inter-établissements, base de données numérique diocésaine, Mutualisation de la formation continue… autant d’initiatives imaginées pour stimuler l’innovation dans le réseau.
  • Le chantier d’une évaluation par compétence qui valorise les progressions et favorise l’estime de soi des élèves – via l’introduction d’une part d’auto-évaluation- a été envisagé sous l’angle d’une harmonisation régionale.
  • L’initiation de chaque jeune à la pratique du débat contradictoire -concours national à la clef- a aussi a aussi été travaillée.
  • L’ouverture des établissements à d’autres réalités en généralisant les échanges Erasmus + et les visites en entreprise a aussi retenu l’intérêt.

Pour adapter et déployer une offre éducative actualisée :

  • Garantir une continuité de parcours aux élèves en difficulté au sein du réseau a incité certains participants à proposer la création d’outils diagnostics et de solutions de remédiation mutualisables à l’échelle régionale.
  • Le montage d’un campus régional hors les murs pour apprenants de 2 à 22 ans pourrait commencer, dans le Grand Est par la réalisation d’un catalogue de formation avec remaniement de la carte afin d’améliorer la complémentarité et d’optimiser la couverture du territoire.
  • Créer un forum des métiers émergeants pour les enseignants, mutualiser un réseau de professionnels accueillant des élèves en stage ou en apprentissage et mieux faire connaître l’offre de formation proposée au sein de chaque bassin ont figuré parmi les pistes retenues au service du développement du post-bac.

Pour renouveler le modèle économique :

  • De nouveaux établissements « villages de service » se proposent de doper des interactions de réciprocité avec le tissu associatif : mise à disposition de locaux en échange d’aide aux devoirs ou d’appui à une activité de centre de loisirs, du développement d’une aide à la parentalité ou de la conduite d’actions solidaires communes aux établissements et aux associations.
  • Système de doggy bag, de vente ou de dons des invendus sont des pistes à poursuivre en matière de lutte contre le gaspillage alimentaire à la cantine.
  • Une caisse de solidarité régionale pourrait permettre de généraliser un système de tarification multiple, tant pour les frais de cantine que de scolarité.
  • Des mutualisation inter-établissements qui excèdent l’aspect financier pour se traduire par exemple par l’organisation d’un voyage scolaire commun.

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