Gare au maintien des liens

Un Groupe d’aide au retour en établissement (Gare) s’est constitué avec des directeurs diocésains membres de la cellule de crise, des représentants du Sgec, de l’Anpec, de la Fnogec, de l’Ugsel, de l’Apel et du Cneap, courant avril 2020, quelques semaines après le premier confinement. Peu de temps avant le deuxième acte automnal du confinement, ce groupe se réunissait pour tirer un bilan de ses échanges et actions. Un constat unanimement très positif qui encourage à repartir pour un tour…

Lors du premier confinement, la dynamique Cop'Educ, lancée par le département Education du Sgec dans le but de resserrer les liens entre les diverses structures de l’Enseignement catholique s’est poursuivie en visio. Représentants de l’Enseignement agricole privé (Cneap), de la fédération sportive et éducative (Ugsel), de la Fédération des Ogec, de l’association des parents d’élèves (Apel) et de l’association des psychologues de l’éducation (Anpec) se sont donc retrouvés chaque semaine, en compagnie de directeurs diocésains membres de la cellule nationale de crise de l’Enseignement catholique.

Au menu : des échanges libres sur les vécus, les initiatives et les problématiques émergentes au sein de chaque structure. Un temps dont la « gratuité », le « supplément de convivialité » et la « richesse liée au croisement des diverses réalités vécues » ont été unanimement salués par les participants. « Le plus précieux était de réussir à prendre de la distance avec un quotidien chronophage et angoissant mais aussi de le faire en décloisonnant, en sortant de l’entre-soi » témoigne Marie-Agnès Brethé, présidente de l’Anpec. « Cela m’aidait à déprismer pour moins déprimer ! » sourit à l’écran Damien Blanchard pour le Cneap. Violaine Bigot et Isabelle Brunier-Coulin, de l’Apel, mesurent combien ces rencontres à distance leur ont permis d’améliorer leur accompagnement des Apel locales : « Nous pouvions remonter en direct leurs questions au Sgec et obtenir des éclaircissements, par exemple sur les enjeux autour des 2S2C. » Elles réfléchissent d’ailleurs aux conditions de transférabilité de tels rendez-vous à l’échelle d’un établissement ce que Bruno Chauvineau, directeur diocésain de Blois a tenté à l’échelle interdiocésaine car « c’est une manière intéressante d’expérimenter la responsabilité en partage et de développer les complémentarités ».

Sans que des chantiers aient été assignés par avance au groupe, celui-ci a donné lieu à la rédaction de deux documents d’accompagnement du déconfinement de mai 2020 :  Un fascicule « Prévenir la fatigue professionnelle » a notamment été conçu pour répondre à la montée de burn out chez les chefs d’établissement que les témoignages croisés faisaient redouter. « Se retrouver pour vivre et agir ensemble et réinventer notre école » propose quant à lui des pistes pédagogiques pour organiser des temps de relecture collective du confinement avec les élèves et organiser des coopérations distanciées. Cédric Guilleman, secrétaire général de l’Ugsel, salue, à l’occasion de cette réalisation, « une collaboration inédite entre Ugsel et Anpec qui permet d’enrichir le rapport au corps d’une approche psychologique et gagnerait à être approfondie ».

Ces documents conservent toute leur pertinence alors que s’ouvre ce nouvel acte du confinement qui maintient les établissements ouverts. De même, tout semble indiquer que le groupe Gare poursuivra son activité pour accompagner au mieux les acteurs éducatifs, avec l’agilité et la souplesse que requiert cette période de troubles, d’inquiétudes et d’incertitudes.

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