Embellie sur la rentrée 2022 - Enseignement Catholique

Embellie sur la rentrée 2022

Le schéma d’emploi 2022 est stabilisé et présente au final un solde positif de 272 postes, comprenant les nouvelles décharges de direction, les ouvertures d’établissements, les 70 postes affectés au Plan pour la réussite éducative et sept créations de sections internationales au titre de la mixité sociale.

Malgré un budget stable, c’est l’apport du passage à temps plein des stagiaires Meef qui permet cette bouffée d’oxygène.

Si la rentrée 2022 s’effectue budgétairement à moyens constants, la réforme de la formation initiale va néanmoins amener 300 postes supplémentaires à l’Enseignement catholique, puisque les lauréats 2022 issus d’un master Meef seront désormais stagiaires à plein temps et non plus à mi-temps comme actuellement. Cela va permettre d’abonder de 28 postes la réserve ministérielle destinée aux autres réseaux de l’enseignement privé ainsi que les 133 postes absorbés par l’augmentation des décharges de direction. Désormais les chefs d’établissement d’écoles de 6 et 7 classes se voient en effet libérés d’un tiers temps – au lieu d’un quart temps –, et, à partir de 12 classes, ils obtiennent une décharge complète – contre un mi-temps pour 12 classes et un trois quarts temps au-delà.

Sur les 139 postes restants, l’Enseignement catholique en redistribue 70 au titre de son Plan pour les réussites. Enfin, 28 emplois sont réservés aux ouvertures d’établissements. Parmi eux, 21 postes permettent d’assurer la montée pédagogique des cinq structures créées en 2021, à Sainte-Luce en Martinique, à Toulouse, à Savenay (44), à Meyzieu (69) et à Oyonnax (01). Le reste est alloué à deux nouveaux établissements : un lycée général de deux classes par niveau implanté à Montreuil-sur-Mer (59) et un collège de trois classes par niveau à Montaigu (85).

Sur sollicitation du Ministère de l’Éducation nationale, sept emplois seront enfin destinés à l’ouverture de sections internationales dans des collèges à faible indice de protection sociale. Sont concernés par ce nouveau dispositif visant à favoriser la mixité sociale et dont la procédure d’habilitation est en cours, les établissements de Brons, (22), Carhaix (29), Gourin (56), Pauillac (33), Lézignan Corbières (11), Langeac (43), Prades (66), Baucaire (30) et Avallon (89).

Sur les 300 postes initiaux, il reste donc un solde de 34 postes auquel l’Enseignement catholique ajoute une centaine de postes pour le redéploiement interne depuis les académies excédentaires (Lille, Rennes, Nancy, Clermont-Ferrand, Amiens) vers les déficitaires (Bordeaux, Lyon, Nice, Versailles et dans une moindre mesure Marseille, Créteil et Grenoble).

La gestion académique de ce schéma stabilisé est à gérer avec chaque Rectorat sachant que l’ensemble des postes doit être affecté dans des établissements de l’enseignement catholique, avec une fongibilité possible entre le premier et le second degré. Il est à noter aussi que les schémas académiques seront impactés par une perte d’élèves inattendue en post-bac révélée par l’enquête lourde sur les effectifs de rentrée 2021 (lire ci-contre).

Effectifs 2021 consolidés

Au final, la rentrée 2021 de l'Enseignement catholique se solde par une perte de 3 352 élèves (ramenée à -2 686 avec l'agricole). Cette baisse un peu plus importante que ne le laissait attendre le constat de rentrée reste nettement plus faible que l’évolution de l’année précédente (-8 072).

Les effectifs consolidés dans le 1er degré correspondent aux constats de rentrée (-7 169 élèves, soit -0,9 % contre -1,4 % dans le public). En revanche la progression des effectifs du 2d degré est de +3 817 élèves, un peu moins importante que prévue. Les prévisions de septembre sont corroborées en collège (+2 843), en lycée général (+6 906), en lycée technologique (-56) et en lycée professionnel où l’érosion des effectifs se poursuit (-2 167).

La surprise vient d’une perte inattendue et inexpliquée de 1 000 élèves en postbac (-3 709). « RenaSup a lancé une enquête pour comprendre le phénomène et anticiper son évolution. Reste qu’il faudra prendre en compte cette baisse dans les schémas d’emploi de la rentrée 2022 », prévient Yann Diraison, adjoint au secrétaire général. Ce chiffre est néanmoins relativisé par une perte d’effectifs – non encore chiffrée – en 2d degré dans le public.

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