Des établissements agricoles proactifs

À l’écoute des besoins des territoires et relié tant aux autres établissements du réseau qu’aux partenaires, le lycée de demain du Cneap doit se déployer au-delà de sa mission d’enseignement et devenir un centre de ressources pour le territoire. Tel était le message fort du congrès de la fédération les 22 et 23 mars derniers.

Table ronde au Malgré les grèves, 700 participants au Congrès du Cneap, le 22 mars 2018 ©A. S.

Alors que tout est en mouvement et en recomposition dans le paysage de la formation – de la réforme du bac à celle de l’enseignement supérieur, de la réécriture de la loi Travail à la rénovation de la formation professionnelle et de l’apprentissage- comment se mettre collectivement en ordre de marche pour être toujours mieux au service des jeunes et contribuer au réenchantement de l’école ?
Tel était le fil rouge à la fois ambitieux et résolument optimiste proposé aux 700 acteurs du Cneap –chefs d’établissements et adjoints, enseignants et personnels de vie éducative, présidents de conseils d’administration, parents, élèves- réunis les 22 et 23 mars derniers pour son congrès à Marne-la-Vallée. Pendant deux jours, les débats, retours d’expériences et mises en perspective se sont enchaînés pour donner envie à chacun de décliner et vivre là où il est le nouveau projet « Éduquer, former et agir pour nos territoires » de la fédération pour les cinq années à venir.
« Le lycée du Cneap de demain est un lycée des territoires, amené à devenir de plus en plus un acteur et un centre de ressources dans les domaines culturel, social, économique, environnemental et pastoral ! Si la mission d’enseignement a été le point de départ historique de nos établissements, la diversité et la diversification des activités, reliées au cœur de notre projet éducatif, en constitue l’avenir », a pointé dès le début de la session Philippe Poussin, le secrétaire général du Cneap.

« À l’horizon 2023, 15% de nos effectifs doivent être des apprentis !»

Parmi les nouveaux champs à investir au cœur de l’actualité: la formation professionnelle. « À l’horizon 2023, 15% de nos effectifs doivent être des apprentis !, a souligné le président François Paliard. Il nous faut aussi axer le travail sur la continuité des parcours entre formation initiale et formation continue, être à l’écoute des besoins et trouver de nouvelles complémentarités avec les partenaires ! » Au premier rang d’entre eux : les établissements d’enseignement général de l’enseignement catholique. « Aidez nous à bouger sur ces questions où vous êtes globalement en avance, quitte à bousculer ! », a invité Yann Diraison, adjoint au SGEC, présent au congrès.
Pour accompagner les équipes, le Cneap vise une formation accrue des acteurs (chefs d’établissements, bénévoles des conseils d’administration etc.), le développement de labellisations voire de franchises sur certaines activités (l’accueil de groupes, la conciergerie d’entreprise à destination des salariés des partenaires des établissements…), l’intensification de la dynamique de réseaux à tous les niveaux, mais aussi et surtout, appui décisif à ces transformations, un accompagnement au changement de pratiques en matière de dialogue social au sein des établissements, à travers la création de formations communes pour les représentants des syndicats et du collège employeur.

Les négociations avec
le ministère dans l’impasse

Reste, entière et inquiétante, la question des moyens. Le montant de la subvention de fonctionnement versée aux établissements du Cneap reste en effet très inférieure à celle versée au public (7500€ annuels par élève contre 12800€). Alors que le président Paliard exprimait une nouvelle fois, dans son discours conclusif au congrès, ses regrets face au blocage des négociations à ce sujet avec le ministère de l’Agriculture, ses représentants, plutôt que d'apporter des réponses, ont quitté la salle.

Par Aurélie Sobocinski

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