Audition parlementaire de l’enseignement catholique sur Parcoursup

Alors que la traduction législative du plan Étudiants commence, ce mardi 5 décembre, à être discutée au Parlement,
l’Enseignement catholique, auditionné la semaine dernière par le rapporteur de la loi, a plaidé pour que les spécificités de ses établissements ne soient pas oubliées.

Pierre Marsollier et Jean-Marc Petit, en audition parlementaire, sur le plan Étudiants, le 29 novembre 2017.

Pierre Marsollier, Délégué général aux affaires politiques et Jean-Marc Petit, délégué général de RenaSup ont été auditionnés, le 29 novembre, par le Rapporteur du projet de loi sur l’orientation et la réussite des étudiants, Gabriel Attal, Député LREM des Hauts-de-Seine et Mme Béatrice Descamps, Députée UDI du Nord, à l’Assemblée nationale.

 

Ce projet de loi, dont la discussion commence mardi 5 décembre, constitue la traduction législative du « plan Étudiants » présenté le 30 octobre dernier par le Gouvernement. Ce dernier vise notamment à tourner la page des dysfonctionnements de la procédure APB qui avaient entrainé un recours accru au tirage au sort pour l’accès à certaines formations universitaires et met en place une nouvelle plateforme d’accès à l’enseignement supérieur, Parcoursup.

 

Meilleure orientation en continu, personnalisation des parcours, accompagnement renforcé des bacheliers dans les filières qu’ils choisissent : les objectifs affichés par ce texte sont autant d’axes de travail qui font écho aux préoccupations quotidiennes des chefs d’établissement et des équipes pédagogiques. Les lycées et les formations post-bac de l’Enseignement catholique (prépas, BTS, licence pro) ont évidemment vocation à prendre toute leur place dans la réforme proposée.

 

C’est en substance ce que Pierre Marsollier et Jean-Marc Petit ont exprimé devant les députés présents à cette audition. Ils leur ont aussi rappelé que les spécificités de l’Enseignement catholique ne doivent pas être oubliées dans la mise en œuvre des mesures décidées. Parmi celles-ci ont été évoquées la création de nouvelles capacités d’accueil dans les filières en tension, la définition des pourcentages de places réservées aux bacheliers technologiques et professionnels dans les STS et la spécificité des projets et des conditions d’accès.

 

Les représentants de l’Enseignement catholique ont insisté sur l’importance d’aider les lycées à entrer dans une nouvelle logique d’accompagnement à l’orientation, notamment, par la constitution d’équipes de pilotage dédiées dans les établissements, par un effort de formation –dont le Mooc Renasup illustre le souci- et par des rapprochements avec l’enseignement supérieur. « Une collaboration accrue entre les acteurs du lycée et du post-bac, via le développement de conventionnements, serait profitable à une co-construction des attendus pour chaque filière ainsi que des dispositifs de remise à niveau conditionnant leur intégration -stages d’été, année pro-pédeutique, suivi renforcé durant la licence... », a détaillé Jean-Marc Petit.

Concernant les nouvelles modalités du nouveau Parcoursup, l’Enseignement catholique a souhaité que cette plateforme, contrairement à APB, favorise le dialogue entre jeunes postulants et structures d’accueil. Des entretiens pourraient permettre à ces dernières de faire aux candidats qu’elles ne peuvent accepter, des propositions alternatives ajustées. Dans l’optique de diminuer les effectifs de jeunes restant sans proposition à la fin de la procédure.

L'audition aura aussi été l'occasion pour l'Enseignement catholique d'inviter le législateur à «plus d'ambition» pour ouvrir les possibilités de parcours plus  longs, en ne se tenant pas à la seule "césure", trop réductrice... en laissant ouvertes aussi les modalités qui permettront au futur étudiant  de répondre aux «attendus» de la filière qu'il souhaite suivre.

Télécharger ici
le contenu de l'audition parlementaire

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à suivre aussi sur le site de Renasup,
réseau des établissements catholiques proposant des formations post-bac.

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