Réenchanter l’école dans une visée de formation intégrale

Alors que l’Enseignement Catholique vit une semaine du réenchantement, du 4 au 8 février 2019, son secrétaire général, Pascal Balmand est le grand Invité de la Matinale de RCF. Il s’agit, à travers cette dynamique qui vise à renforcer le nous et à construire de la communion, de renouer avec le sens premier et essentiel de sa mission de l’Ecole catholique. Au menu de la semaine du Réenchantement de l’école: la responsabilité partagée. Une réflexion qui incite à faire plus et mieux place à l’initiative de chacun.

L’école lieu du dialogue…

Secrétaire général de l’Enseignement Catholique depuis septembre 2013, Pascal Balmand commence par s’exprimer sur le mouvement des gilets jaunes. Il ressent le « sentiment banal mais fort d’un besoin de reconnaissance et d’existence« . Et sur le débat national il pense que l’école a la vocation d’être « le lieu de formation au dialogue, au débat rationnel et argumenté« . « Nous avons trop facilement tendance à nous exprimer avec les tripes, le cœur tout seul ne suffit pas au dialogue », « la participation de l’école au débat c’est de faire son travail d’école« .

… du réenchantement…

Pour Pascal Balmand, le sens du réenchantement de l’école c’est « rappeler que l’école catholique a un horizon qu’elle doit viser, qui est l’éducation intégrale de la personne, la prise en compte de toutes les facettes de la personnalité de chacun », c’est « chercher à être en conformité avec le sens de notre mission« . Néanmoins il affirme qu’il ne faut pas « faire porter à l’école tous les maux de la société ou attendre qu’elle apporte des solutions à toutes les questions ».

Pour atteindre cet objectif de réenchantement, Pascal Balmand pense que « comme toute institution ou toute communauté, l’école catholique a besoin de travailler à toujours plus et mieux, faire place à l’initiative et à la responsabilité de chacun‘.

… et de la réforme.

La réforme du bac qui se met en place paraît pour Pascal Balmand « extrêmement intéressante parce qu’elle laisse plus de place à la personnalisation des parcours et à la modularité des enseignements, avec un assouplissement du système éducatif ».

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