L’école dans la campagne électorale

Pierre Marsollier, délégué général aux Relations Politiques du Sgec, salue la manière dont le livre des évêques, Retrouver le sens du politique, parle de l’École. Il annonce également, pour début 2017, la contribution de l’enseignement catholique au débat électoral sur les enjeux éducatifs.

C’est un texte qui nous fait du bien. Il nous fait du bien comme acteurs engagés dans la société et puis il nous fait du bien comme acteurs éducatifs, acteurs engagés dans la mission d’éducation dans ce pays. Déjà le statut de l’Enseignement catholique avait abordé l’école sur les deux points que les évêques relèvent au cœur de leur document. À la fois, l’école comme école transmission des savoirs, acquisition des compétences et puis aussi l’école comme creuset social qui vient trouver sa place dans la réflexion qui est la leur sur la réhabilitation du politique. Nous avons été très sensible à l’approche très pragmatique de l’école qui est proposée là, évoquant des questions d’identité, des questions de dialogue entre les cultures aussi bien sous l’angle de la transmission des savoirs, l’acquisition des différentes cultures et de se vivre ensemble qu’évoque l’école comme creuset social. Si le ton des évêques est un peu solennel et parfois pointe des difficultés, on a aussi été très sensible à la confiance qui traverse ce document.

Stéphanie Gallet : « L’école catholique travaille aussi a apporté sa contribution au débat présidentiel. Un texte, qui veut enrichir la réflexion, loin de toute logique corporatiste, est en préparation. »

« Notre analyse c’est que personne ne peut regretter que les questions éducatives et scolaires prennent une place relativement majeure dans le débat public mais au vu de la tournure que revêt parfois ce débat on est, paradoxalement , un peu inquiet que cette priorité accordée à l’école lui fasse courir le risque de faire l’objet d’un clivage et on souhaite pointer d’abord ça : que le sujet de l’école ne mérite pas d’être traitée par une sorte de facilité, d’analyses binaires ou des emballements passionnels, ce n’est vraiment pas de cela que l’école a besoin. C’est en ce sens que la contribution de l’Enseignement catholique va être une sorte d’invitation aux responsables politiques de s’emparer des problématiques scolaires mais de le faire dans le cadre d’une réflexion le plus possible maitrisée et ouverte ».

Stéphanie Gallet : Cette contribution devrait être publiée en janvier prochain. Le texte devrait comporter un certain nombre des propositions pour renforcer l’autonomie de l’école en insistant sur les différentes missions dans le monde et l’importance des différents acteurs du monde scolaire.

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