Comment préparer le retour à l’école?

Après une pause de quasiment deux mois, la France commence ce lundi son processus de relance et de remise en route. Une phase attendue par la population mais également redoutée par les autorités sanitaires, même si tout au long de cette semaine, plus d’un million d’élèves vont faire leur retour en classes accompagnés par près de 130 000 enseignants.

Jérôme Brunet, adjoint au secrétaire général commente cette reprise et répond aux questions des auditeurs au micro de Melchior Gormand, sur les ondes de RCF dans l'émission "Prenz soin de vous".

"On préfère parler de retour progressif en établissement car la plupart des enseignants n'ont pas cessé leur activité et ont même été très actifs pendant cette période de confinement. Et nos établissements n'ont pas été fermés même si les sites n'ont plus accueilli d'enfants sauf les enfants de personnels soignants et de police."

Jérôme Brunet, adjoint au secrétaire général de l'Enseignement catholique,

en charge des questions éducatives.

Remises en question

Il y a aura forcément des changements et des conséquences de cette période.
"Toute expérience vécue nous imprègne et celle-ci est particulière car celle-ci nous a tous imprégnés en même temps dans la famille, observe Christiane Behaghel, conseillère familiale et conjugale au CLER Amour et Famille. On avait tout le temps et on reprend un timing qui est très contraint. N'est-ce pas le moment de se dire : je ne vais peut-être pas repartir tout de suite dans le stress, dans le fameux "dépêche-toi". Comment on pourrait essayer de s'y prendre autrement ?" Concernant le choix de remettre son enfant à l'école, Christiane Behaghel souligne combien il est important d'écouter la sensibilité de chacun dans les couples. "On sent bien chez chaque personne le souci de se dire que même si le foyer est confortable et protecteur, il faut aussi pousser l'enfant vers l'extérieur, mais bien entendu dans le cadre de précautions sanitaires qui ne le mettent pas en danger"

Un élan pour reprendre

Dans l'Enseignement Catholique, quelques dizaines de milliers d'enseignants reprennent aujourd'hui, souvent pour une journée d'organisation sans les élèves. "Globalement, beaucoup d'enseignants sont vraiment satisfaits de reprendre leur métier avec évidemment toutes les nuances qu'on peut imaginer sur des situations particulières, l'inquiétude liée à ce risque d'épidémie et qui demande un vrai travail d'orfèvre au sein des établissements pour préparer le retour des élèves. Il y a un élan pour reprendre ce métier mais avec prudence", note Jérôme Brunet, qui rappelle la grande autonomie des établissements dans l'enseignement catholique. "Mais il y a eu énormément de réunions d'organisation en visio entre divers établissements d'un même territoire pour faire le tour des questions qui se posaient au sein des communautés éducatives. Au secrétariat général, nous avons toutes les semaines des réunions en visio avec toutes les directions diocésaines de France, ce qui nous permet également de repérér les besoins pour soutenir l'action des établissements"

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