Colloque des Bernardins sur le thème Savoirs en questions, questionnement du savoir

Chronique du 18 mars 2015 – 6h55 – Pascal Balmand.
« La question du numérique ne constitue que l’un des aspects d’une question plus large qui est celle de l’écartement, la fragmentation des savoirs. Une telle hyperspécialisation des savoirs conduit à une sorte de fragmentation du rapport au monde. Comment faire en sorte de réunifier notre approche des savoirs de telle sorte qu’elle soit porteuse de sens pour les enfants et pour les jeunes ? »

« Il faut faire en sorte que les savoirs dialoguent entre eux en développant l’interdisciplinarité ou la transdisciplinarité. L’idée c’est vraiment de faire une culture commune à partir de savoirs que trop de choses, trop d’espaces séparent les uns des autres.
Je retiens en particulier, de ce colloque, à travers la belle intervention de Sœur Véronique de l’Assomption, qui a beaucoup travaillé sur la pédagogie du désir, ceci : on ne peut pas raisonner sur les savoirs sans en même temps s’intéresser aux personnes et à la manière dont elles s’approprient les savoirs. Qu’est-ce qui fait qu’un enfant ou un jeune a envie d’apprendre ? Qu’est-ce qui fait qu’il a du plaisir à apprendre ? Parce que c’est dans l’envie et dans le plaisir que les savoirs prennent leur sens et il ne faut pas que l’école l’oublie. »

Partagez cet article