Au défi de la régionalisation

Le redécoupage administratif et les nouvelles prérogatives des Régions, notamment en matière de formation professionnelles imposent à l’enseignement catholique de repenser son rapport aux conseils régionaux. Pierre Marsollier, délégué général aux Relations Politiques du Sgec explique ce  travail en cours de redéfinition des modalités de gouvernance et de partenariats.

Stéphanie Gallet « En 2015, la France s’est dotée de la loi NOTRe qui a redessiné les régions françaises mais aussi redéfinit les compétences de l’échelon régional. Une réunion était organisé le 5 décembre dernier par l’Enseignement catholique à ce sujet. Rappel du contexte avec Pierre Marsollier, délégué général

Pierre Marsollier « Il y a deux sujets différents. Le volet découpages territoriaux qui est un changement variable selon les régions puisque certaines restent dans les limites précédentes et d’autres connaissent un nouveau découpage. Il y a aussi un nouveau contexte législatif de compétences qui n’est d’ailleurs pas seulement celui de la loi NOTRe mais aussi de la loi de la refondation de l’école de la République comportait aussi des éléments de cette nature et la loi aussi sur la formation professionnelle, l’emploi et la démocratie sociale. En fait, c’est un ensemble législatif qui pose un nouveau contexte qu’il faut que l’on prenne en compte. De manière plus générale, on voit bien qu’il y a une évolution des compétences en matière éducative qui, au début ont été beaucoup sur des questions de gestion, organiser la logistique si on le dit très simplement, des établissements scolaires et puis peu à peu une organisation plus importante, des compétences en matière de carte de formation, de transport et de système d’information. Aujourd’hui, est en train de s’ouvrir peu à peu vraiment une compétence de politique éducative où l’on va aller toucher à des sujets comme les rythmes, l’orientation ou des questions de vie scolaire plus largement. »

Stéphanie Gallet « Le défi pour les établissements privés c’est donc de renforcer coordination et solidarité à l’échelon de ces nouvelles régions. »

Pierre Marsollier « L’Enseignement catholique en raison de sa nature se conçoit d’abord comme une orientation diocésaine, nous ne revenons pas sur ce principe là. En revanche, il est invité, et c’est déjà un mouvement assez lointain, à s’organiser sur des territoires plus grands. Ça a d’abord été sur les académies, s’organiser sur des territoires académiques, puis sur les territoires des régions telles que nous les connaissions et maintenant les grandes régions. Pour nous, la stratégie est toujours la même qui est de concevoir une organisation interdiocésaine c’est à dire coordonner l’action de plusieurs diocèses sur un territoire plus ou moins grand parfois. C’est très important pour les responsables publics que nous n’allions pas vers eux en ordre dispersé dans une sorte de confusion mais qu’ils puissent entendre une parole commune fortement portée qui assure d’être entendu et de pouvoir construire les partenariats utiles avec eux car c’est bien d’un partenariat dont il s’agit. »

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