Après Irma, une solidarité indispensable

Le cyclone Irma a dévasté les deux îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy, frappant de plein fouet, sur cette dernière, les deux écoles catholiques de Saint-Joseph et Sainte-Marie.

Les écoles de Saint-Joseph et de Sainte-Marie, à Saint-Barthélemy.

©ddec97

L’ouragan Irma qui a traversé les Antilles, dans la nuit du mercredi 6 au jeudi 7 septembre, a dévasté les deux îles de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin, au Nord de la Guadeloupe. Le bilan provisoire, qui promet de s’alourdit fait état d'au moins dix morts, sept disparus, et plus d’une centaine de blessés tandis que les dégâts matériels sont gigantesques, estimés à plusieurs dizaines de milliards d’euros.

La catastrophe n’a pas épargné les deux écoles catholique de Saint-Bathélemy, Saint-Joseph et Sainte-Marie (il n’y pas d’école catholique à Saint-Martin). Le directeur diocésain de Guadeloupe, le père Thierry St-Clair évoquait, dès le jeudi 7 septembre, « une situation dramatique et catastrophique, nos deux chefs d’établissement, le personnel enseignant et les élèves sont dans l’attente d’une réaction rapide des autorités ». Il est actuellement trop tôt pour connaître précisément le niveau de destruction des bâtiments scolaires et des habitations des enseignants, des personnels et des familles.
Tandis que la Guadeloupe se mobilise pour secourir les sinistrés, la direction diocésaine précisera leurs besoins urgents, dans les jours à venir.

Ces informations permettront au secrétariat général de l’enseignement catholique d’organiser, en lien étroit avec les écoles concernées et la direction diocésaine, les modalités d'une solidarité évidemment indispensable.

Dores et déjà le ravage des infrastructures et donc l’absence d’électricité, d’eau potable, de système de traitement des eaux usées, ainsi que les scènes de pillage évoquées à Saint-Martin, laissent présager l’importance du soutien nécessaire.

Urgences Antilles

À travers l’opération URGENCE ANTILLES, l’Enseignement Catholique de France se mobilise pour venir en aide aux établissements et aux communautés éducatives de l’île de Saint-Barthélemy. Sur cette île, l’école Saint-Joseph et l’école Sainte-Marie scolarisent plus de 450 élèves, soit 50% des effectifs de primaire. Elles ont toutes les deux été touchées de plein fouet par l’ouragan.

L’opération URGENCE ANTILLES va se dérouler en deux temps :
- La campagne de collecte de dons, centralisée par « l’Œuvre des apprentis » ce qui permettra de délivrer des reçus fiscaux. Le Secrétariat général, l’Apel nationale et l’Ugsel s’associent pour conduire cette campagne.
- L’affectation de l’argent récolté, selon les besoins identifiés par la DDEC de Guadeloupe, en lien avec l’Udogec et l’Apel départementale.

 

Les dons sont à adresser à  :

Opération URGENCE ANTILLES
SGEC
277, rue Saint-Jacques
75240 PARIS CEDEX 05

Les chèques doivent être mis à l’ordre de : « Œuvre des Apprentis »

Père Thierry Saint-Clair, directeur diocésain de Guadeloupe

« Deux communautés éducatives traumatisées»

Quels dégâts l’ouragan Irma a-t-il fait dans votre diocèse ?

Nous n’avons pas d’école dans la partie française de l’île de Saint-Martin. En revanche, notre diocèse compte deux écoles primaires sur l’île de Saint-Barthélémy qui ont été fortement endommagées. Il s’agit de l’école Sainte-Marie et de l’école Saint-Joseph qui scolarisent environ 450 enfants, soit 50 % des effectifs du 1er degré de cette île.  Ce n’est pas rien ! Les bâtiments et le mobilier, tout comme le matériel scolaire, ont beaucoup souffert.

 

Comment se portent les deux communautés éducatives ?
Les chefs d’établissement sont traumatisées par l’ouragan. Elles se débrouillent comme elles peuvent pour remettre en état les écoles. Lucienne Gréaux, la directrice de l’école Sainte-Marie qui venait de prendre sa retraite, a eu le toit de sa maison arraché. Elle a tout perdu. La nouvelle directrice, Eve Blanchard, n’a pas pu faire sa rentrée mais sa maison a tenu... J’ai enfin réussi à contacter il y a deux jours par téléphone Marie-Claire Christophe qui a la responsabilité de l’école Saint-Joseph. Elle a établi un premier état des lieux. Les enseignants, eux aussi, sont très secoués. Certains d’entre eux ont décidé de quitter l’île et de rentrer chez eux avec l’accord du rectorat. Quant aux familles, certaines qui n’ont plus rien, ont décidé de partir en métropole, en Guadeloupe ou en Martinique.

Quelle aide est apportée à ces écoles ?
J’ai lancé un appel au don aux établissements de mon diocèse. Un accompagnement psychologique des personnes sera aussi nécessaire. Les aides des autres diocèses sont aussi les bienvenues car les dégâts matériels et humains sont énormes.

Propos recueillis par S.H.

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