Publié le : 12 mars 2026

Hommage aux victimes à Limoges

Le 6 mars dernier, à Limoges (87), un hommage a été rendu aux anciens élèves de l’institution Ozanam victimes de violences commises par des pères de Bétharram. Une commémoration fruit d’une action conjointe du diocèse de l’Enseignement catholique, soucieux d’apporter reconnaissance et réparation au collectif des victimes d’Ozanam.

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Écharpe rouge au vent et pieds nus, un ancien élève de l’institution Ozanam de Limoges (87), victime des pères de Bétharram qui ont géré cet établissement entre 1948 et les années 1970, a traversé le centre-ville, le 6 mars dernier, en portant une croix couronnée d’épines. Il était accompagné de l'abbé Pierre Morin, administrateur diocésain, et suivi d’un cortège de membres du collectif des victimes d’Ozanam. Cette procession, partie de l’établissement Ozanam, ralliait la cathédrale Saint-Étienne.

Des plaques mémorielles ont été inaugurées dans ces deux lieux : dans la chapelle d’Ozanam (photo) et dans la cathédrale où une sculpture de Morgane Lemaire symbolise désormais l’innocence trahie.

Une messe commémorative a réuni l’ensemble des acteurs de cette journée, dont Emmanuel Jolivet, le directeur interdiocésain, qui a rappelé « l’importance que l’Enseignement catholique s’associe à cette reconnaissance et à cette réparation due aux victimes ».

Une Maison des familles

Cette coopération accrue entre mouvements et services d’Église se traduit aussi par une réalisation conjointe du diocèse de Limoges, de l’Enseignement catholique et de la pastorale familiale. En avril prochain, ils inaugureront ensemble leur toute nouvelle Maison diocésaine des familles qui s’ouvre au sein du parvis des Clarisses, tiers-lieu solidaire et fraternel abritant de nombreuses initiatives portées par l’écosystème catholique. « Ce lieu-ressource permettra d’accompagner des personnes en difficultés dans les domaines de la construction de soi, de la conjugalité et de la parentalité, selon l’anthropologie chrétienne. Des bénévoles formés à l’écoute active y épauleront et outilleront les éducateurs au service de l’épanouissement des jeunes. Des chefs d’établissement pourront, par exemple, orienter vers ces structures des parents qui leur confient des problématiques éducatives », conclut Emmanuel Jolivet.

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