Publié le : 19 février 2026

Rentrée sous tension

Annoncée tardivement, le 4 février dernier, la baisse des postes d’enseignant dans l’enseignement privé sous contrat s’avère la plus importante depuis la rentrée 2013.

« Nous rendons 878 postes, soit 1 poste supprimé pour 12 élèves en moins à la rentrée 2026, alors que le public rend 1 poste pour 28 élèves en moins », détaille Stéphane Gouraud, adjoint au secrétaire général de l’Enseignement catholique.

Cette baisse s’explique d’abord par la chute de la démographie dans plusieurs territoires, qui entraîne mécaniquement une diminution des moyens alloués (-762 postes à ce titre). Mais la situation est amplifiée cette année par la réforme de la formation initiale et la coexistence exceptionnelle de deux concours. « Une partie importante des lauréats se retrouvera en formation plutôt que devant élèves, ce qui pèse temporairement sur les effectifs réellement en poste, même si nous espérons que le profil des admis au concours à bac+3 permettra, dans certains cas, d’affecter davantage de jeunes enseignants en classe », ajoute-t-il.

La situation est particulièrement sensible à Paris, Versailles et Créteil, où les établissements catholiques ne sont pas impactés par la baisse démographique. La demande des familles y reste forte et l’exigence académique de réduire l’encadrement y crée donc des tensions.

Pour adapter au mieux les moyens aux besoins des territoires, l’Enseignement catholique a tout de même réussi à réserver 50 postes pour son Plan de réussite éducative pour des ouvertures d’Ulis et une 15 postes pour assurer la montée pédagogique d’établissements créés récemment. Par ailleurs, il tient à conserver le principe de fongibilité, qui lui permet de répartir lui-même les postes entre 1er et 2d degrés.

Suite à la forte consommation du budget de suppléances, il demande également aux académies de faire preuve de transparence sur la gestion des moyens qui lui sont dédiés et sera attentif à toute remontée de tensions locales.

 

 

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