Le contrôle des établissements privés sous contrat

Editorial

Dans une société pluraliste, le contrat d’association est la contrepartie démocratique d’une école laïque, gratuite et obligatoire. C’est à ce titre que les écoles, collèges, lycées et centres de formation d’apprentis de l’Enseignement catholique participent de la diversité de la proposition éducative de la Nation. Leur projet éducatif singulier répond à la liberté que nos lois fondamentales reconnaissent aux familles au titre de leur liberté de conscience.

C’est donc bien la singularité du projet éducatif de nos établissements qui justifie leur financement public. Si cette singularité venait à manquer, quelle serait donc notre contribution au bien public ?

Les contrôles de l’administration sont la contrepartie de cette association, dont ils doivent s’assurer des principes fondamentaux : singularité du projet éducatif et ouverture à tous. Ils sont aussi l’occasion d’un dialogue bienvenu avec une administration souvent peu familière des spécificités de notre projet éducatif.

Ce document vise donc à vous donner quelques repères essentiels pour nourrir ce dialogue dans le respect des engagements et des singularités de chacun. Il vise en particulier à vous aider à discerner ce qui relève de l’ordre public éducatif, qui s’applique à nos établissements, de ce qui a trait à l’organisation de l’école laïque, qui ne s’y appliquent pas. Il a vocation à s’enrichir et se préciser en fonction des retours d’expériences que vous pourrez transmettre à vos autorités de tutelle.

Tout au long de ce dialogue exigeant, gardons bien à l’esprit ce principe cardinal : plus nos écoles ressembleront aux écoles publiques, moins leur existence sera justifiée, surtout dans une période de ressources contraintes, démographiques comme budgétaires.

Pourtant, dans les temps que nous traversons, la tentation peut parfois être grande de céder à la conformité, à rebours des besoins des enfants et des jeunes qui nous sont confiés. La tentation est grande de se protéger, de chercher des garanties plutôt que d’aller à la rencontre.

Notre espérance n’est pourtant pas une vaine invocation déconnectée des réalités. Elle appelle chacun à ses responsabilités, à ses compétences, à l’initiative, au collectif, à une vraie charité. Les temps sont parfois rudes, ils nous convoquent d’autant plus à l’espérance et font résonner cette parole prophétique de Saint Jean-Paul II : « n’ayez pas peur ! ».

Fidèlement,

Guillaume Prévost,
Secrétaire général de l’Enseignement catholique

Foire aux Questions

1. Cadre juridique des contrôles

2. Comment se déroule la procédure de contrôle ?

3. Quelles sont les modalités du contrôle d’honorabilité ?

4. Les classes des écoles doivent-elles être plafonnées à 24 élèves ?

5. Comment respecter la liberté de conscience ?

6. Faut-il prévoir une alternative aux heures de culture chrétienne ?

7. Et la prière en classe ?

8. Quels sont les affichages obligatoires ?

9. Prévention contre le harcèlement : devons-nous mettre en place le programme Phare ?

10. Que fait l’Enseignement catholique pour prévenir les violences ?

11. L’utilisation de Faits établissements est-elle obligatoire ?

12. Doit-on appliquer le programme EVARS dans les établissements ? et quelle articulation avec nos initiatives pour l’EARS ?

13. Sommes-nous obligés de respecter une pause méridienne de 1h30 ?

14. Doit-on obligatoirement prévoir 55 minutes de cours ?

15. L’aménagement du temps scolaire :

16. Sommes-nous dans l’obligation de mettre en place des groupes de besoins ?

17. Les établissements sont-ils libres de fixer leur procédure d’orientation ?

18. Peut-on nous demander de réécrire le règlement intérieur ?

19. Doit-on obtenir une validation pour cumuler les fonctions de chef d’établissement avec un service d’enseignement ?

20. Les contrôles sont-ils fondés à vérifier le contrat de scolarisation ?

21. Devons-nous détailler le détail de la contribution familiale ?

22. Pouvons-nous exclure un élève d’un voyage scolaire ?

23. Les intervenants extérieurs peuvent-ils être responsables des élèves ?

24. L’enseignant peut-il déléguer son travail à l’intervenant ? Une contribution supplémentaire peut-elle être demandée aux parents ?

25. Quel est le délai pour déposer les comptes de mon établissement à la DDFIP ?

26. Mon CFA (ou UFA) est-il susceptible d’être contrôlé ?

Ressources

SGEC-2025-1173c
Culture chrétienne et catéchèse

SGEC-2025-1173d
Religion à l'école et Liberté de conscience, Pistes

SGEC-2025-1173b
Contrôles-administratifs

FNOGEC-2025-1173b
Contrôles budgétaires

>