Publié le : 27 août 2025
Formation initiale : un levier de recrutement
Dès cette rentrée, la formation des enseignants se transforme : retour du concours à bac+3, création de modules de préparation aux épreuves et rémunération progressive dès la première année de master. Pour l’Enseignement catholique, c’est l’occasion d’élargir son vivier de recrutement grâce à une communication renforcée.

Une rentrée sous le signe du changement… version recyclée. Dès septembre 2025, la formation initiale reprend la formule en vigueur avant 2010, avec un concours réavancé en fin de licence (L3). Objectifs : rendre le métier plus attractif et mieux préparer et professionnaliser les étudiants.
Les lauréats poursuivront ensuite en master : d’abord en M1 comme « élèves fonctionnaires » rémunérés 1 400 € nets par mois, puis en M2 comme « fonctionnaires stagiaires » avec 1 800 € nets par mois. Une période transitoire, entre 2026 et 2027, verra coexister les concours à bac+3 et à bac+5, avant la disparition des Meef (Masters de l'enseignement, de l'éducation et de la formation).
Enfin, une licence « Professorat des écoles » sera créée en 2026. Elle inclura les modules de préparation au concours, expérimentés dès cette année dans les Isfec pour le 1er degré et huit disciplines du secondaire et qui seront accessibles aussi aux étudiants du public. À noter que les étudiants de L2 inscrits au concours 2026 pourront solliciter leur préaccord collégial auprès des Saar avant de passer leurs épreuves (cf. encadré ci-dessous).
Communiquer pour recruter
Face aux besoins croissants en enseignants, l’Enseignement catholique entend se saisir cette réforme comme d’un levier de recrutement. « Cette évolution nous permet d’inviter plus tôt les futurs enseignants à nous rejoindre, notamment en présentant ce parcours dès le lycée. Pour cela, la qualité de notre communication est essentielle », explique Stéphane Gouraud, adjoint au secrétaire général de l’Enseignement catholique.
En cette rentrée 2025, le Secrétariat général de l’Enseignement catholique déploie donc une campagne de communication nationale d’envergure : distribution du flyer « Je deviens enseignant » dans les établissements, présence sur les salons étudiants et les forums d’orientation, communication en ligne et sur les réseaux sociaux. Le site jedeviensenseignant.fr complète le dispositif en détaillant la réforme et en proposant une FAQ régulièrement mise à jour. « Face à l’enjeu vital du renouvellement de nos enseignants, tout le réseau est invité à relayer ces campagnes », souligne Stéphane Gouraud.
Adapter le préaccord collégial à la réforme
Clé d’entrée dans l’Enseignement catholique, le préaccord collégial (PAC) est une étape incontournable pour tout futur enseignant souhaitant y exercer. Il prend la forme d’un entretien, qui évalue la motivation du candidat, son adhésion aux valeurs de l’Enseignement catholique et ses aptitudes humaines et relationnelles.
Avec la réforme, les étudiants sont invités dès la L2, à solliciter le PAC auprès du Saar (Service d’accueil et d’aide au recrutement). Deux défis se dessinent : adapter l’entretien à un public plus jeune, encore en construction dans son projet professionnel, et aller à la rencontre des étudiants issus de l’enseignement public pour élargir le recrutement.
Afin d’accompagner cette évolution, l’Afadec proposera aux candidats à l’enseignement un Mooc de découverte du projet éducatif de l’Enseignement catholique, complété par des rencontres locales. Après la réussite au concours et le stage, le préaccord sera confirmé par l’accord collégial définitif, finalisant l’intégration de l’enseignant dans le réseau.