Publié le : 27 août 2025
Une EARS pour grandir heureux
Adopté au Cnec de juin dernier, un nouveau texte de discernement "Comment grandir heureux?", actualise la vision de l’EARS portée par l’École catholique et dessine un cadre commun pour mettre en œuvre les programmes Evar(s) qui entrent en vigueur en cette rentrée.
Un nouveau texte concernant l’éducation affective, relationnelle et sexuelle (EARS) a été élaboré. Intitulé Comment grandir heureux ?, il détaille la conception de l’EARS dans l'Enseignement catholique, plus large que celle des nouveaux programmes scolaires Evar et Evars, et donne des éléments de discernement pour accompagner les chefs d’établissement dans le déploiement de ces derniers.
Organisé en trois parties, le document rappelle d’abord les fondements anthropologiques de l’EARS : vision intégrale de la personne, altérité et complémentarité de l’homme et de la femme, égale dignité des sexes…
Pour l’Enseignement catholique, l’EARS doit accompagner à la connaissance de soi et au respect de l’autre, via une parole positive et valorisante. Elle vise ainsi à rendre l’élève libre de ses choix futurs et lui présente la relation à l’autre comme source de joie et d’épanouissement. Le document insiste ensuite sur le fait que cette vision de l’EARS doit être partagée par l’équipe éducative et portée par tous, ce qui implique une connaissance des textes officiels (programmes scolaires et documents du Sgec). Il insiste aussi sur le rôle de premiers éducateurs des parents et la nécessité d’une « posture éducative ajustée », qui ne se résume pas à la transmission de notions et de compétences mais doit s’incarner dans une posture d’écoute, de parole et discernement.
Enfin, le texte rappelle que l’EARS s’intègre de façon transversale aux enseignements et à la vie scolaire et doit être progressif dans ses contenus et méthodes : axer sur le vivre-ensemble, l’expression des émotions… en primaire ; sur la quête de sens, l’identité, l’engagement, la sexualité… au collège et lycée.
Les partenaires :
une plus-value mais pas un substitut
Dans une note du 11 juillet dernier, le Sgec précise que les partenaires extérieurs peuvent être sollicités dans le cadre des trois séances annuelles obligatoires d’Evars à condition « d’intervenir en complémentarité́ et non en substitution de l’équipe éducative et avec l’accord du chef d’établissement. »
À charge donc pour ce dernier de vérifier les compétences et les qualifications des intervenants extérieurs (ainsi que les extraits B3 voire B2 du casier judiciaire). Les associations partenaires peuvent par ailleurs, dans le cadre de l’EARS, intervenir pour former les équipes ou à l’occasion de journées thématiques, de conférences… Dans tous les cas, leur venue doit être préparée en amont et s'accorder avec le projet d'établissement. Une formalisation du partenariat par une convention et une évaluation de la prestation par les élèves et les personnels y ayant assisté est évidemment un plus.
L'éducation affective relationnelle et sexuelle, pratiquée depuis l'aube des années 2000 dans l'enseignement catholique s'articule depuis la rentrée 2025 à un programme scolaire.
Trouvez ici des ressources pour comprendre et mettre en œuvre cette dimension essentielle de l'éducation intégrale.
Dans un contexte de laïcité polémique, l’Enseignement catholique doit faire un effort de pédagogie et de
clarté pour que les propositions de type « culture chrétienne » puissent être mieux distinguées de la catéchèse.
Annoncé depuis près d’un an, le programme d’Evars, qui a fait couler beaucoup d’encre, est enfin sorti. L’Enseignement catholique porte une attention particulière à sa mise en oeuvre, dès la rentrée prochaine.
Lire plusLes référents EARS et 3PF se sont respectivement réunis les 13 et 15 janvier derniers, à l’invitation du Sgec. Le 14 janvier, ils ont partagé une journée commune, riche en échanges sur les points d’intersection et les complémentarités de ces deux réseaux.
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