Comment transformer l’élan suscité par la dynamique Réenchanter l’École en résolutions permettant de diffuser une culture de la responsabilité en partage dans tout l’Enseignement catholique ? C’est le défi que se lance le campus 2019, qui s’ouvre ce vendredi 29 mars aux Mureaux. Ce séminaire collaboratif vise à produire une série d’engagements concrets.
Du 29 au 31 mars prochains, près de 200 acteurs de l’Enseignement catholique seront invités à expérimenter la responsabilité en partage. Ce séminaire adopte une démarche synodale qui poursuit la dynamique Réenchanter l’école, impulsée en 2015 et déjà marquée par le temps fort vécu à Vittel, à l’automne 2017.
Dans la lumière de Noël,
Pascal Balmand, secrétaire général,
Jérôme Brunet, Yann Diraison,
adjoints au secrétaire général,
et toute l’équipe du Secrétariat général
de l’Enseignement catholique
vous souhaitent une année
d’engagement et de fidélité
Fort de 2 099 890 élèves répartis dans ses 7 600 établissements, et de son poids dans le paysage éducatif français, l’enseignement catholique est conscient de ses responsabilités. C’est le message qu’a voulu faire passer Pascal Balmand, le secrétaire général de l’enseignement catholique dans sa conférence de presse de rentrée, le jeudi 4 octobre 2018. Dans un contexte complexifié par les suppressions de postes annoncées et la mise en œuvre de la réforme du lycée, il entend plus que jamais participer au service public d’éducation, notamment auprès des publics les plus fragiles, en proposant une école différente et non parallèle.
Hasard du calendrier, ce 13 septembre 2018, le matin même où le président Emmanuel Macron exposait son plan pauvreté, la Conférence des évêques de France présentait son troisième rapport sur la présence de l’Église aux périphéries. Ce rapport, consacré à l’enfance, -qui est aussi l’une des priorités déclarées du plan présidentiel- évoque le rôle majeur joué par les établissements de l’enseignement catholique en la matière. Au delà, le foisonnement d’initiatives présentées montre combien l’Église, encouragée sur ce terrain par le pontificat du pape François, entend affirmer que la dimension sociale est inhérente à la foi chrétienne.
La 4ème rencontre des équipes diocésaines du Réenchantement, qui s’est tenue le 8 juin 2018 à l’espace Montalembert à Montrouge (92), aura réuni plus de 70 « vitaliseurs » du Réenchantement. Une première étape vers la semaine du réenchantement qui se déroulera du 4 au 8 février 2019 dans tous les établissements scolaires. Leur réflexion sur le thème de la responsabilité en partage a en effet dessiné des leviers possibles d’animation de cette semaine. Pascal Balmand, secrétaire général de l’Enseignement catholique, a appelé à une mobilisation nationale pour Réenchanter l’Ecole.
L’interdiction des téléphones portables dans les collèges relève de la vie scolaire et donc des règlements intérieurs de chaque établissement catholique. C’est au nom de ce même principe du « caractère propre », institué par la loi Debré pour l’enseignement privé associé à l’état par contrat, que ce dernier ne peut être concerné par le vade-mecum « La laïcité à l’école », diffusé au printemps par le ministère de l’Éducation nationale.
Le collège bouge, il respire et aspire à de nouveaux projets, comme à consolider des démarches qui font leurs preuves depuis des années. D’où l’idée d’organiser, ce 18 mai 2018, un séminaire sur les mutations et métamorphoses du Collège dans l’Enseignement catholique sur trois sites en France -Angers, Reims et Rodez- afin de rejoindre un maximum d’acteurs pour appréhender ensemble le collège comme une « charnière » et non plus comme un « entre-deux ».
À compter du 1er décembre 2017, les établissements scolaires qui le souhaitent vont pouvoir organiser les 3e Rendez-vous de la Fraternité autour du Réenchantement de l’École. Des rendez-vous des équipes éducatives, des parents et des jeunes qui se tiendront partout en France alors que l’École catholique fête cette année le cinquantième anniversaire de sa communauté éducative.
En lien avec la démarche du Réenchantement de l’école et en écho au séminaire de Vittel, le sociologue Claude Thélot prône une manière de diriger « oblique » qui intègre des éléments d’horizontalité.