Publié le : 12 mars 2026

25 classes de bachelor agro à la rentrée 2026

Le bachelor agro, dans les cartons du ministère de l’Agriculture depuis deux ans, est désormais finalisé. Une formation attendue aussi bien par les jeunes que par les professionnels.

Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, en visite au Salon international de l’Agriculture, le 26 février dernier. ©MB
Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, en visite au Salon international de l’Agriculture, le 26 février dernier. ©MB

À la rentrée prochaine, 25 classes de bachelor agro ouvriront leurs portes dans les établissements agricoles dont 5 dans ceux du Cneap, réseau d’établissements agricoles privés. À la rentrée 2027, une deuxième vague d’ouvertures aura lieu, l’objectif étant de créer 100 classes de bachelor d’ici à 2030. Portés par la Losarga (Loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture), promulguée en mars 2025, ce bachelor est un diplôme national de niveau bac+3 conférant grade de licence.

Insertion professionnelle

Cette formation correspond à un vrai besoin. 40 000 jeunes interrogés avant sa conception ont approuvé le projet. Et pour cause ! Les titulaires pourront ainsi plus facilement poursuivre leurs études, le bachelor créant un pont entre le BTS agricole et les écoles d’ingénieurs. 30 % d’entre eux devraient ainsi s’engager dans un master. « L’objectif premier est néanmoins l’insertion professionnelle », précise Brigitte Mullie, secrétaire générale du Ffneap (Fédération familiale nationale pour l’enseignement agricole privé) présente sur le stand du Cneap lors du Salon international de l’agriculture. Or, celle-ci devrait être d’autant plus facilitée que les agriculteurs sont très favorables à cette formation, « référence en matière d’installation et de conseil agricoles », pointe-t-elle.

« Ce bachelor permettra de former plus et de former mieux », a souligné Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire lors du Salon de l’agriculture à Paris. « C’est le diplôme qu’il nous faut, confirmait sur place une productrice de lait. Les ingénieurs qui nous conseillent ne sont pas suffisamment proches de nous. Si les jeunes sont mieux formés, ils pourront nous accompagner dans l’adaptation de nos exploitations aux attentes sociétales et environnementales, tout en tenant compte du terrain. »

Écoles d’ingénieurs partenaires

À la rentrée prochaine, 6 mentions différentes du bachelor agro seront proposées (cf. encadré), 9 à la rentrée 2027 et 10 en 2028. Des dossiers ont déjà été déposés par les établissements du réseau Cneap pour la deuxième vague d’accréditations avec ouverture de classes en 2027. « Les bachelors sont des formations d’un an après le BTS mais dans les années à venir, nous concevrons aussi des formations en trois ans », assure Brigitte Mullie.

6 mentions accessibles dès la rentrée

Alimentation et agroalimentaire durables
Élevage et transitions
Entreprendre, accompagner et manager en agriculture
Génie agronomique et transitions
Sciences et techniques de l’agronomie
Systèmes robotiques et numériques pour l’agriculture

Pour créer ces bachelors agro, les établissements du réseau Cneap ont dû créer des partenariats avec des écoles d’ingénieurs. Ainsi, dans le Nord, l’Institut de Genech s’est adossé à l’école d’ingénieurs Junia, d’autres établissements intègrent des consortiums comme celles qui gravitent autour de l’École d’ingénieurs de Purpan, à Toulouse. Des « montages » attractifs pour les jeunes d’autant plus précieux que les départs des agriculteurs à la retraite deviennent massifs.

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