36% des parents légitiment la fessée à des fins éducatives
A l’occasion de la journée internationale de la non-violence éducative, la Fondation pour l’Enfance et l’équipe de recherche Prévéo ont présenté le 30 avril dernier leur 3e baromètre des violences dites éducatives ordinaires (VEO).
Réalisé en partenariat avec l’Ifop auprès de 1 005 parents d’enfants de 0 à 17 ans, représentatifs de la population française, ce baromètre met en lumière une réalité préoccupante puisque 83% des parents déclarent avoir eu recours, au moins une fois au cours des 12 derniers mois, à des violences verbales ou psychologiques, et 37% à des violences physiques. Ils sont également 32% à légitimer l’usage des violences psychologiques et 36%, la fessée à des fins éducatives. Une appréciation qui varie selon le genre, 40% des hommes justifiant l’usage de violence contre 25% des femmes.
Ces résultats montrent que les violences éducatives ordinaires restent profondément banalisées, voire normalisées. D’ailleurs, l’étude souligne que 69% des parents savent que la loi interdit les violences éducatives ordinaires depuis 2019, ce qui signifie qu’environ un parent sur trois l’ignore encore. En revanche, plus de la moitié des parents rapportent avoir besoin d'informations sur la parentalité notamment concernant le développement de l’enfant, la compréhension de ses comportements et la gestion de ses émotions : un enjeu de taille pour faire évoluer le rapport des Français aux violences éducatives.