Une bourse pour raccrocher

Après le droit au retour en formation institué en 2015, les décrocheurs âgés de 16 à 18 ans répondant à certains critères sociaux peuvent, dès cette rentrée 2016, bénéficier d’une bourse, s’ils s’inscrivent dans un parcours de retour en formation.

 

L’an dernier, 26 000 décrocheurs ont repris une formation initiale dans le cadre du nouveau droit au retour en formation, généralisé à la rentrée 2015 à tous les 16-25 ans ayant abandonné leurs études prématurément. Un premier pas prometteur même si 110 000 jeunes continuent chaque année à quitter le système éducatif sans diplôme.
Pour encourager les jeunes décrocheurs à reprendre leur scolarité interrompue, y compris ceux se trouvant en situation financière délicate, le ministère annonce qu’à partir de la rentrée 2016 des bourses de reprise d’études d’un montant de 600 euros annuels seront attribuées, sur critères sociaux, à des jeunes âgés de 16 à 18 ans s’inscrivant dans un parcours de retour en formation. Plusieurs études ont en effet déjà souligné que le travail salarié constituait un facteur de risque en matière de décrochage. Cette prime, accordée pour la première année de reprise d’études, est versée par tiers à chaque trimestre en complément de la bourse nationale d’études du second degré de lycée dont elle fait partie intégrante.

 

Le développement des structures de la deuxième chance devrait par ailleurs continuer à s’amplifier : Déjà, on compte 39 structures de retour à l’École à la rentrée 2016, notamment des micro-lycées, soit trois fois plus qu’en 2012. L’enseignement catholique contribue d’ailleurs à accompagner ce mouvement, en lançant ses propres lycées de la seconde chance, comme à Lille et à Bordeaux.

Ses missions d’insertion des jeunes de l’enseignement catholique (Mijec) poursuivent et intensifient d’autre part leur action en matière de prévention du décrochage scolaire. Des initiatives qui gagnent d’ailleurs à s’appuyer sur des partenariats entre acteurs locaux, dans l’esprit de ceux encouragés par un protocole d’accord signé le 29 juillet 2015 entre l’État et l’Association des Régions de France.

 

 

Les textes réglementaires du droit au retour en formation

 

La loi du 8 juillet 2013 pour la refondation de l’École de la République précise que «Tout jeune sortant du système éducatif sans diplôme bénéficie d’une durée complémentaire de formation qualifiante qu’il peut utiliser dans des conditions fixées par décret. Cette durée complémentaire de formation qualifiante peut consister en un droit au retour en formation initiale sous statut scolaire.»

 

Les décrets du droit au retour en formation

 

 

 

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