L’Apel et le numérique

L’Apel a consacré son petit déjeuner débat annuel au Sénat, le 24 novembre 2016, au code qui a fait son entrée à l'école à la rentrée.

Depuis la rentrée 2016, le code a fait son entrée dans les nouveaux programmes de primaire et de collège. Un virage dans un système qui s’est longtemps fondé sur l’idée qu’il n’était pas nécessaire de comprendre ce qui se passe derrière les écrans et qu’il suffisait d’apprendre à les utiliser. Dans la continuité de sa réflexion sur la culture numérique, l’Apel a consacré un petit déjeuner débat qui s’est tenu au Sénat, ce 24 novembre 2016, au nouveau langage numérique qui a fait son entrée à l'école à la rentrée.

Pour mettre en perspective les enjeux sociaux, éducatifs, cognitifs et pédagogiques du codage à l’école, une table ronde a croisé les regards d’experts. La philosophe Virginie Tyou a dégagé les enjeux anthropologiques de la révolution numérique. Gilles Dowek chercheur à l'Inria a proposé de multiples pistes d’apprentissages, à tous âges, pour une matière encore très timidement enseignée -10 000 lycéens de Terminale S ayant choisi l’option informatique au bac. Il a pointé l'importance et l'urgence de former les enseignants à la l’informatique mais aussi d’avoir des profs d’informatiques, notamment pour pallier la pénurie d’informaticiens compétents sur le marché de l'emploi.
Pour appuyer l'effort de formation à fournir, David Wilgenbus, astrophysicien et responsable des ressources pédagogiques de  Fondation la Main à la pâte  a justement présenté le Class'Code "Mooc hybride" (mêlant distanciel et présentiel) pour les enseignants et animateurs souhaitant initier les enfants à l'informatique.

Les résultats du sondage APel/ Opinion Way sur les parents et le code, sur le site de l'Apel.

Le chercheur Gilles Donwek, la philosophe Virginie Tyou et David Wilgenbus, de La Main à la pâte:

les invités du petit déjeuner débat sur le code à l'école répondent aux questions de l'Apel.

Le plan Solidarité numérique de l'Apel

L’association des parents d’élèves de l’école libre reconduit son plan Solidarité numérique qui a permis de participer à l’équipement de 800 établissements en six ans au service de projets innovants.

Tablettes, tableaux blancs numériques, logiciels éducatifs hier… et aujourd’hui, imprimantes 3D ou encore de petits robots, supports d’apprentissage au codage. En six ans, le plan Solidarité numérique de L’Apel, association des parents d’élèves de l’enseignement libre a participé à équiper près de 800 établissements, soit un soutien de 1,3 millions d’euros.

« Il s’agit aussi de susciter des projets et d’apporter ainsi notre contribution à la mission éducative des établissements », déclare Vincent Goutines, responsable de la commission Solidarité numérique de l’Apel : Cette aide prend la forme d’une participation à un projet, retenu pour sa cohérence économique et sa pertinence pédagogique. Les dossiers sont remontés par les Apel locales, en lien avec les responsables Tice des DDEC. La solidarité et l’équité président à la sélection : chaque département est représenté et le souci de prévenir les risques de fracture numérique guide certains choix »

Il s’agissait au départ de palier la non éligibilité de l’enseignement catholique aux premiers plans numériques ministériels. Depuis, certains établissements ont pu y souscrire. Un accès à géométrie variable, fonction des relations entretenues avec les collectivités locales et les autorités académiques. Alors que des incertitudes planent encore sur le déploiement du prochain plan numérique, l’Apel renforce son coup de pouce numérique : cette année, 200 000 euros seront répartis entre 130 établissements, moyennant des participations allant de 500 à 4000 euros.

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