Le pape parle aux jeunes

Lors des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) à Cracovie, en Pologne, les paroles du pape, au ton libre et moderne, ont marqué les esprits. Extraits de l’un de ses discours les plus percutants, prononcé lors de veillée au Campus Misericordiae, le samedi 30 juillet 2016.

François rencontre les jeunes du diocèse italien Piacenza-Bobbio en la bas. Saint-Pierre au Vatican. Rome
Par son franc-parler et sa proximité avec les fidèles, le pape François s'attire la sympathie des jeunes chrétiens.

« Dans la vie, il y a une autre paralysie encore plus dangereuse et souvent difficile à identifier, et qu’il nous coûte beaucoup de reconnaître. J’aime l’appeler la paralysie qui naît lorsqu’on confond le bonheur avec un canapé ! Oui, croire que pour être heureux, nous avons besoin d’un bon canapé. Un canapé qui nous aide à nous sentir à l’aise, tranquilles, bien en sécurité. Un canapé – comme il y en a maintenant, modernes, avec des massages y compris pour dormir – qui nous garantissent des heures de tranquillité pour nous transférer dans le monde des jeux vidéo et passer des heures devant le computer. (…) Le ‘‘canapé-bonheur’’ est probablement la paralysie silencieuse qui peut nous nuire davantage (…) Avant-hier, je parlais des jeunes qui vont à la retraite à 20 ans ; aujourd’hui, je parle des jeunes endormis, étourdis, abrutis tandis que d’autres – peut-être plus éveillés, mais pas les meilleurs – décident de l’avenir pour nous. Sûrement, pour beaucoup il est plus facile et avantageux d’avoir des jeunes étourdis et abrutis qui confondent le bonheur avec un canapé ; pour beaucoup, cela est plus convenable que d’avoir des jeunes éveillés, désireux de répondre, de répondre au rêve de Dieu et à toutes les aspirations du cœur. (…)

« Troquer le canapé pour une paire de chaussures »

Mais la vérité est autre : chers jeunes, nous ne sommes pas venus au monde pour ‘‘végéter’’, pour vivre dans la facilité, pour faire de la vie un canapé qui nous endorme ; au contraire, nous sommes venus pour autre chose, pour laisser une empreinte. (…)

Pour suivre Jésus, il faut avoir une dose de courage, il faut se décider à changer le canapé contre une paire de chaussures qui t’aidera à marcher, sur des routes jamais rêvées et même pas imaginées, sur des routes qui peuvent ouvrir de nouveaux horizons, capables de propager la joie, cette joie qui naît de l’amour de Dieu, la joie que laissent dans ton cœur chaque geste, chaque attitude de miséricorde. »

Lire l'intégralité de ce discours (pdf)

Retrouvez l'ensemble des discours du pape sur le site du Vatican

 

eca374Issu du magazine Enseignement catholique actualités n° 374, août - septembre 2016

À retrouver dans l'ECA n° 374

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