L’enseignement catholique toujours très réservé sur APB

Malgré les taux de satisfaction améliorés mis en avant par la ministre de l'Éducation, Najat Vallaud-Belkacem, lors de sa conférence de presse de rentrée pour le supérieur, le 19 septembre dernier, le nouveau système d'admission post bac continue à poser question à l'enseignement catholique.

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Davantage d'étudiants satisfaits de leur affectation post-bac et beaucoup moins d'étudiants restant sans solution. Le bilan élogieux du nouveau système APB tiré par la ministre de l'Éducation Najat Vallaud-Belkacem lors de sa conférence de presse laisse l'enseignement catholique sceptique. « Tout d'abord, ce bilan se focalise sur les candidats aux filières universitaires au détriments des alternatives que proposent les classe prépa, les grandes écoles, les BTS. Je serais curieux de connaître le taux de satisfaction pour les bacheliers qui ont privilégié l'une de ces options non universitaires en premier choix » questionne Jean-Marc Petit, en charge des questions d'orientation pour le Sgec.

La mise en place de vœux dits « groupés » pour les filières dites « en tension » car en surcharge d’effectifs (droit, psychologie, Staps et Première année commune aux études de santé) interroge l’enseignement catholique depuis le début. Ces filières font désormais l’objet d’un vœu « générique » d'une filière qui regroupe tous les établissements proposant cette formation dans une même académie. Ce n’est que dans un deuxième temps que les lycéens listent, par ordre de priorité, les établissements dans lesquels ils souhaitent étudier la discipline mentionnée.. « On peut certes considérer qu’une telle mesure s’avèrerait profitable à la régulation des flux entre universités ; il s’agit néanmoins d’un net recul de liberté de choix pour les élèves de terminale et, de surcroît, ce mécanisme nouveau est de nature à engendrer un certain nombre de spéculations et de stratégies qui ne manqueront pas de profiter aux plus initiés » déplorait déjà Pascal Balmand dans un courrier adressé au printemps à la ministre de l'Éducation Najat Vallaud Belkacem.

Le secrétaire général regrettait également qu’il n’y ait pas eu de concertation préalable à de tels changements y compris au niveau « du comité de pilotage APB où siège notre organisme Renasup ». Il relevait déjà que seul le point de vue des universités semblait avoir été pris en compte alors que les 20% d’élèves de terminale scolarisés dans l’enseignement catholique et dans certaines formations supérieures se retrouvent aussi impactées par la mesure.
L’enseignement catholique espère que ces propositions en la matière pourront être entendues afin que de pouvoir rester en mesure de s’associer à un système APB qui conserve sa vocation d'outil d'aide à l'information sur les filières et à la pré-inscription.

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