Le numérique pédagogique en vidéos

Codage, jeux vidéo, classe inversée, réalité augmentée… Une quarantaine de référents numériques diocésains et de néophytes curieux ont vécu deux jours de mutualisation sur les usages pédagogiques des nouvelles technologies. De riches échanges qui ont abouti à la réalisation de cinq capsules vidéo visant à généraliser ces pratiques.

 

Fruit de deux journées intenses de brainstorming, de tournage et de montage, cinq séquences vidéo ont été réalisées, lors de la troisième édition des master-classes proposées par le réseau culture numérique du Secrétariat général de l’enseignement catholique, les 5 et 6 avril 2018.

Ces capsules vulgarisent plusieurs types d’usages pédagogiques des nouvelles technologies : « la dynamique de mutualisation a fonctionné à plein au sein de petits groupes mêlant experts et néophytes, de toutes origines géographiques et de toutes fonctions –enseignants, référents diocésains, chefs d’établissement, formateurs…- se félicite Françoise Maine, cheville ouvrière de l’événement qui détaille : après un temps de partage de pratiques, les participants ont pris du recul pour se concentrer sur l’essentiel à transmettre, les points de vigilance et les leviers puis scénarisent leur pastille à plusieurs main ».

Ces déplacements de perspectives donnent lieu à des présentations originales, avec par exemple, des commentaires polyphoniques sur la classe inversée incluant des avis de parents. D’autres groupes ont travaillé sur l’intérêt d’une initiation précoce au codage, sur les jeux vidéo comme « support ludique pour apprendre autrement en incluant le droit à l’erreur », ou encore sur les multiples applications de la réalité augmentée en prévenant toutefois que « trop d’informations tue l’information ».

Déplacer les perspectives

 

L’atelier sur l’aménagement des espaces scolaires a permis à Fabien Le Mercier, directeur de Saint-Vincent-de-Paul à Brest, de partager son expérience d’un réaménagement visant « à traduire dans l’architecture l’esprit de bienveillance de l’établissement et à favoriser le travail coopératif entre les élèves comme au sein des équipes ». La vie scolaire a retrouvée une place centrale, au cœur de l’établissement, et mitoyenne d’une salle des professeurs désormais partagée entre 1er et second degrés. La salle de permanence, repensée comme un espace de co-working s’est dotée de canapés de lecture et de moquette, un espace de ressourcement accueille les activités pastorales et tous ceux qui ont besoin d’un temps de calme et de recentrement, les salles de classe ont chacune une décoration d’intérieur ambiancée.

Un bel exemple des multiples initiatives qui ont gagné à être partagées lors de ces deux jours que Jérôme Brunet, secrétaire général adjoint, a conclu en souhaitant que les usages des nouvelles technologiques ouvrent de nouveaux champs d’exploration à l’animation institutionnelle.

 

 

 

Des espaces libres bien habités

Ce samedi 7 avril 2018, un vent de créativité a soufflé sur les locaux du secrétariat général de l’enseignement catholique rue Saint-Jacques. Comme à chaque édition de son festival de productions visuelles Façonneurs d’images, ils se sont retrouvés investis par les jeunes réalisateurs lauréats encadrés en partis par d’anciens primés qui, aujourd’hui, poursuivent des études ou font carrière dans le cinéma.

Une cinquantaine de lycéens ont par exemple été invités à se frayer un chemin parmi une installations en forme de fils enchevêtrés mimant un « réseau saturé dans lequel on peine à trouver un fil rouge » expliquent après la performance collective sonorisée, les auteur, Lisa et Farah, jeunes vétérans du festival en école d’art.

Les réalisateurs en herbe ont aussi pu suivre des ateliers de films d’animation, d’écriture, de photographie et de mise en musique, de quoi perfectionner leurs dispositions pour « le façonnage d’image ». Surtout, la remise des prix a été suivie d’un ciné-concert où une vingtaine de films de Méliès, pionner du 7è Art, ont été projetés, accompagnés de commentaires de son arrière petite-fille et des improvisations au piano du fils de cette dernière. De quoi enraciner la créativité des jeunes pousses de l’enseignement catholique dans les origines de la tradition cinématographique !

Parmi les primés

Les élèves de seconde du l'institut Montalembert à Nogent-sur-Marne ont été fort inspirés par la thématique de cette année, Espace(s) libre(s). Malgré des imperfections techniques, la qualité de la narration au service du jeu entre utopie et contre-utopie inventé par ces élèves ont séduit le jury. Surtout que cette mise en scène a servi à poser une définition de la liberté en négatif, en l’opposant à la profusion des libertés qui finalement asservissent « Bien sûr on a réfléchi ! Mais on est aussi et surtout fiers que ce travail d’équipe nous ait permis de réaliser un film par nous-mêmes », confient Camille et Armelle. Quant à Solveg Wattel, leur enseignante de lettres, elle juge « cette occasion de travailler autrement très profitable à des élèves souvent studieux et appliqués mais qui ont plus de mal à exprimer leurs émotions ou à formuler des avis personnels » Mené sur une séquence de cours dédiée à l’apologue, soit trois fois deux heures, ce projet a aussi bénéficié de l’indispensable soutien logistique d’une enseignante d’espagnol, Nathalie Devanne et de l’aval enthousiaste de la chef d’établissement qui a notamment consenti une dérogation au règlement intérieur interdisant l’usage de smartphone.

Entre autres lauréats du festival:

- Les élèves de la filière Artisanat et métiers d’art du lycée professionnel Notre-Dame de Castre ont été distingués pour leur sensibilité esthétique.

-Léa, lycéenne de Notre-Dame de la Merci a reçu le prix Monde numérique pour avoir su ouvrir, avec une grande maîtrise technique, des espaces de liberté dans des espaces contraints, dans le cadre d’un projet mené en cours de lettres autour du repenser la ville

 

 

 

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