Le Cnesco en université d’été

Dispositifs pour traiter la difficulté scolaire, formation continue... les 400 acteurs réunis en cette fin août par le Conseil national d'évaluation du système scolaire ont abordé des thématiques éducatives cruciales au prisme de l'évaluation, présentée comme un enjeu clé dans la conduite du changement au sein du système scolaire.

Université d'été du Cnesco au Conseil économique social et environnemental. ©A.S.

Le Cnesco (Conseil national d'évaluation du système scolaire)  entend continuer à tenir toute sa place dans le débat éducatif, durant ce nouveau quinquennat. Il l'a prouvé en tenant sa première université d’été au Conseil économique, social et environnemental (Cese), à Paris les 28 et 29 août derniers. Il a ansi réuni, autour de la question de l'évaluation, 400 acteurs de l’éducation : représentants de syndicats, de collectivités territoriales, enseignants, chefs d’établissement, chercheurs - dont des représentants de l'enseignement catholique-. En clôture de cette session, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer s'est même réjoui de « la consolidation » de la jeune instance créée par la loi Peillon de 2013 et chargée de l’évaluation des politiques publiques en matière scolaire.
Dispositifs pour traiter la difficulté scolaire,  formation continue des personnels d’éducation... la  « réflexion collective et prospective » sur des « thématiques cruciales pour le système scolaire » s'est ouverte par une réflexion sur l'évaluation, présentée comme un enjeu clé dans la conduite du changement au sein du système scolaire. « Le changement en action publique viendra de l’association de la parole des acteurs autour de rapports scientifiques rigoureusement produits. Les réformes ne se vivent et ne se gagnent que si l’ensemble des acteurs y adhèrent », a insisté en préambule Nathalie Mons, la présidente du Cnesco.
Pour Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France, « l’évaluation a une fonction démocratique essentielle » et « pas seulement managériale ou budgétaire », véritable outil de contrôle si elle est plurielle, de décloisonnement et de construction commune.

Prenant le risque du changement, y compris du changement non voulu, elle appelle aussi à un déplacement collectif pour contribuer à revitaliser l’École dans une culture française « qui accepte mal de reconnaître ses erreurs et d’en profiter pour améliorer les choses », a aussi indiqué Bruno Palier, chercheur au Laboratoire interdisciplinaire d'évaluation des politiques publiques (LIEPP) Sciences Po.

A. Sobocinski

Partagez cet article