Enseignants : hausse des salaires en vue

L’augmentation générale des rémunérations s’accompagne de possibilités d’avancement bonifié pour les plus méritants. Une revalorisation du métier fort attendue.

 

La transposition, en cours, du protocole sur les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations (PPCR) des agents publics dans l’Éducation nationale annonce une revalorisation ambitieuse du métier d’enseignant.

Déjà, l’annonce, le 3 mai dernier, que l’indemnité annuelle de suivi d’accompagnement des élèves pour les enseignants du 1er degré serait alignée, dès la rentrée 2016, sur celle de leurs collègues du 2d degré – passant de 400 à 1200 € bruts – avait semblé de bon augure au corps enseignant. Dans la foulée, c’est donc une hausse générale des salaires qui devrait intervenir au 1er janvier 2017, via la mise en place de nouvelles grilles indiciaires, pour un coût de 500 millions d’euros.

Cet effort sera à reconduire en janvier 2019 afin que le traitement des enseignants français rejoigne la moyenne de ceux de l’OCDE. Cette revalorisation globale passe aussi par un accès au hors classe pour tous les enseignants, de manière systématique. A terme ce coup de pouce salarial se traduira par une augmentation de 100 à 300 euros brut sur les fiches de paie et pourra atteindre 1000 euros en toute fin de carrière.

Parallèlement, le principe de l’avancement au mérite se pérennise. Des inspections, qui prendront la forme de quatre rendez-vous de carrière, fixés à 7 ans, 14 ans, 20 ans d’exercice puis en fin de parcours professionnel, permettront une progression plus rapide aux personnels les plus investis. Dix pour cent d’entre eux pourront notamment accéder à une nouvelle « classe exceptionnelle », prioritairement ouverte aux enseignants ayant exercé au moins huit ans des missions spécifiques dans la formation, un poste en éducation prioritaire, une direction d’école… Ainsi, les missions des personnels d’inspection seraient réorientées « vers l’accompagnement et la formation » permettant de transformer une « logique de gestion administrative » en « une vraie politique de ressources humaines », selon les termes de la ministre de l’Éducation nationale.

Pour l'heure, les enseignants français restent parmi les moins bien payés de l'OCDE.
Pour l'heure, les enseignants français restent parmi les moins bien payés de l'OCDE. ©VL

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